Vers l'année la plus chaude - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 31/12/2010 à 15h42 par Fred.


VERS L'ANNÉE LA PLUS CHAUDE

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Vers l'année la plus chaude



(Québec) Tout n'est pas joué, mais il semble que 2010 aura été l'année la plus chaude à Québec depuis qu'Environnement Canada com­pile les relevés de température, soit depuis 1943.

Les vents chauds qui ont persisté en altitude une bonne partie de l'année seraient en cause.

«Les dernières données ne sont pas encore compilées, mais il est bien possible, avec le temps doux qu'on a continué à observer en novembre et en décembre à Québec, que 2010 soit une année record», explique René Héroux, porte-parole d'Environnement Canada.

L'hiver et le printemps 2010 ont été les plus doux jamais observés dans la région.

Entre le 1er décembre 2009 et le 28 février 2010, la température moyenne à Québec a été de - 6,6 °C, alors que la normale est de - 11 °C.

Le printemps aussi a été exceptionnellement clément dans la capitale. Il a fait en moyenne 7,0 °C entre le 1er mars et le 30 mai. C'est presque 4 °C au-dessus de la moyenne, qui se situe à 3,3 °C.

À l'été et à l'automne, les températures se sont maintenues dans les moyennes de saison.

La température plus douce a fait en sorte qu'il n'est tombé que 140 centimètres de neige à Québec au cours de l'hiver 2009-2010. Il ne s'agit pas d'un record, mais notons que la normale est de 213 centimètres.

Même dans l'Est

De manière générale, les températures ont été au-dessus des normales saisonnières dans tout l'Est-du-Québec jusqu'au printemps.

L'hiver, en particulier, a été encore plus chaud à mesure que l'on progressait vers la Côte-Nord, ajoute M. Héroux.

«On peut même dire que le fait saillant de l'année au Québec, c'est l'hiver insensé qu'a connu l'Est-du-Québec. Parlez-en aux gens de Sept-Îles, qui ont vu le gazon tout l'hiver. C'était surréel!»

Seulement 89 cm de neige sont tombés sur Sept-Îles à l'hiver 2010, bien en deçà de la normale de 248.

Il n'y a pas eu de glace dans le golfe du Saint-Laurent l'hiver dernier, une situation tout aussi exceptionnelle, ajoute M. Héroux.

«À Sept-Îles, où la normale se situe à - 13,4 degrés, on a éclipsé l'ancien record de température par deux degrés. Il a fait en moyenne - 6,3 degrés, alors que le précédent record, établi en 1958, était de - 8,2.»

M. Héroux explique que c'est la présence persistante et atypique de vents chauds en altitude qui serait responsable du temps exceptionnellement doux qu'on a observé de Québec à Sept-Îles, et jusque sur la Basse-Côte-Nord, entre décembre et mars derniers.

«Je n'avais jamais vu ça en 25 ans. En général, on observe en altitude des zones de vents qui se déplacent. Des vents du nord-ouest amènent de l'air froid de l'Arctique.

Mais l'hiver dernier, il a fait doux même en Arctique, au Labrador et sur la Basse-Côte-Nord.»

Changements climatiques

La variabilité naturelle de notre climat, mais aussi les changements climatiques, «qui viennent exacerber en quelque sorte cette variabilité naturelle», pourraient expliquer ce phénomène rarissime.

À Gaspé aussi on a battu un record avec une température moyenne de - 5,1 °C l'hiver dernier, alors que la normale est de - 10,1 °C.

Même chose à Rimouski, où un nouveau record a été établi, avec une moyenne journalière de - 5,7 °C entre le 1er décembre et le 28 mars. C'est presque cinq degrés sous la normale, qui se situe à - 10,5 °C.

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Source : www.cyberpresse.ca