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Cette actualité a été publiée le 22/02/2013 à 17h52 par Fred.


VENTRES DE L'OCÉAN

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Ventres de l'océan

 

Le Rochelais Jérôme Spitz fait parler les estomacs des mammifères marins.

Pour faire sourire Jérôme Spitz, dites-lui que Lance Armstrong peut regretter de n'avoir pas croisé sa route... Parce que, dans le registre de l'énergie et des performances sportives, ce docteur en biologie marine de l'Institut de la mer et du littoral de l'université rochelaise en connaît un rayon à faire pâlir le plus dopé des Texans.

Restons sérieux un instant. Ses travaux sur l'alimentation des dauphins et des baleines valent à Jérôme Spitz de travailler en lien avec l'université de Colombie Britannique, dans l'ouest canadien. Mais aussi d'être publié - et donc reconnu par ses pairs.

En novembre dernier, Jérôme Spitz signait ainsi dans le journal scientifique « Plos One » une étude tirée d'un pan majeur de la thèse qu'il consacrait en 2010 au régime alimentaire des mammifères marins. Il est le premier à avoir démontré qu'en Atlantique nord-est, champ territorial de ses recherches, dauphins et baleines sélectionnent leur alimentation.

130 proies différentes

Tout commence dans les années 90. Sur la côte pacifique, des chercheurs de Colombie-Britannique observent le déclin d'une colonie d'otaries de Steller. Ils ont relié « cet effondrement au changement de l'espèce de poisson disponible pour leur alimentation. Une espèce grasse et hautement énergétique avait disparu, au profit d'une espèce maigre. »

Connaissant ce cas, Jérôme Spitz veut en savoir plus. Ancien technicien du Centre de recherche sur les mammifères marins (aujourd'hui nommé Pelagis) de La Rochelle, il sait pouvoir disposer d'une banque infinie de données. Un à un, il va examiner les échantillons que le réseau national d'échouages a collectés au fil des ans sur le littoral atlantique.

De fait, les menus avalés par ces dauphins communs, dauphins bleus et blancs, globicéphales, cachalots, baleines à bec et autres petits rorquals seront détaillés, nez sur les estomacs. Onze espèces différentes de mammifères marins pour sujets d'étude, dans le ventre desquels il a observé 130 proies différentes, du krill d'un centimètre, au merlu de 80 cm.

« Jusqu'alors, on avait longtemps considéré que s'il y avait suffisamment de poisson, cela suffisait pour nourrir les dauphins et les baleines. Faux. Parce que, comme dans l'alimentation humaine, la quantité ne peut pas toujours remplacer la qualité. » Encore fallait-il que ce qui paraissait une évidence fût prouvé scientifiquement.

Lié au style de vie

Ses observations vont donc conduire le thésard rochelais à la conclusion qu'il y a pour les mammifères marins d'une même espèce des régimes alimentaires différents. La sardine est plus riche que l'encornet, l'anchois que la seiche. Aussi, quand un prédateur chasse, l'apport énergétique qu'il tire de ses proies est différent. Ensuite, il a fallu expliquer ces différences de régimes énergétiques.

« J'ai vu que ça ne tenait pas au lien de parenté, ni à la masse du mammifère marin. Je me suis dit que ces différentes alimentations étaient liées à différents styles de vie. J'ai donc regardé les niveaux d'activité, en imaginant qu'une espèce qui a un fort niveau d'activité aura une musculature qui le reflète. J'ai examiné la qualité des muscles, en particulier la concentration en mitochondries, ces organismes cellulaires qui produisent de l'énergie dans les cellules musculaires. Et j'ai trouvé une correspondance parfaite entre le taux de mitochondries dans le corps et le type d'alimentation. »

Fixer des priorités

La boucle était ainsi bouclée. L'intérêt de ces recherches ? « Elles peuvent aider à fixer les priorités de conservation sur les espèces les plus sensibles au changement de disponibilité de leurs proies. »

 

Un article de PHILIPPE BAROUX, publié par sudouest.fr et relayé par SOS-planete

 

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Source : www.sudouest.fr