Vacarme assourdissant dans le monde du silence - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 07/08/2009 à 18h40 par Isabelle.


VACARME ASSOURDISSANT DANS LE MONDE DU SILENCE

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Vacarme assourdissant dans le monde du silence

Information sélectionnée par Isabelle

Les baleines, les dauphins, les cachalots et les nombreuses autres espèces marines dépendent de la communication acoustique pour s'orienter, pour se nourrir ou encore pour partir à la recherche de partenaires.

Mais la communication est troublée car le monde du silence n'est plus ce qu'il était.
Le bruit s'amplifie le long des côtes et des voies commerciales très fréquentées à cause du trafic maritime, de la prospection de pétrole et de gaz, des sonars militaires, de la marine marchande et la navigation de plaisance.

Souffrance physique à cause du bruit

Ces principales sources de bruit sont un enfer pour la vie des animaux sous-marins.
Ils perdent le sens de l'orientation, ils peuvent entrer en collision avec les navires ou venir s'échouer sur les plages.
Ils souffrent aussi physiquement : organes auditifs détruits, hémorragie interne, embolie, rupture pulmonaire, perte de l'audition, affaiblissement du système immunitaire, procréation insuffisante...

L'oreille humaine ne perçoit qu'à peine 10% des sons produits sous l'eau

Ce vacarme est assourdissant pour les animaux sous-marins.

Aujourd'hui, il n'y a aucun endroit au monde qui ne soit pas pollué par ces sources sonores artificielles dans la mer. L'oreille humaine ne perçoit qu'à peine 10% des sons produits sous l'eau, d'où cette fausse impression de silence quand on plonge dans ce monde sous-marin.

"Mais il n'en est pas de même pour les espèces animales sous-marines qui en perçoivent l'intensité réelle. Tout ce qui peut mettre en difficulté cette propagation de leurs propres sons mais aussi des sons qui les renseignent sur leur environnement va les mettre en danger" souligne Michel André, directeur du Laboratoire d'Applications Bioacoustiques de l'Université Polytechnique de Catalogne.

Il y a urgence à prendre des mesures

Carl Gustav Landin, chef du programme pour le milieu marin de l'Union internationale pour la conservation de la nature, certifie qu'"une baleine peut être tuée instantanément par un son très violent, d'une intensité de 230 à 240 décibels".

"La déflagration d'une explosion est mortelle pour les cétacés dans un rayon de 1 à 2 kilomètres. Il y a urgence à prendre des mesures" précise Michel André.

Reparlons du réchauffement climatique ! Selon une étude publiée dans Geophysical Research Letters, il provoque une acidification des océans et va contribuer à amplifier ce vacarme sous-marin en améliorant la propagation des ondes de fréquence peu élevée.

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