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Cette actualité a été publiée le 07/12/2009 à 17h15 par Tanka.


URGENCE ÉCOLOGIQUE, MODE D'EMPLOI

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Urgence écologique, mode d'emploi

Information recueillie par Tanka.

A Copenhague, les dirigeants du monde entier ont deux semaines pour imaginer l'après-Kyoto. Voici un petit aide-mémoire pour s'y retrouver dans le dossier bien complexe de l'urgence écologique.

Pourquoi le climat se réchauffe?

La plupart des études scientifiques s'accordent sur le fait que notre planète devrait se réchauffer en moyenne de 2°C d'ici à 2100. L'effet de serre est la cause directe de cette hausse générale des températures. Les climatologues sont les premiers scientifiques, dans les années 60, à avoir défini cet "effet" pervers dont l'homme est à l'origine. Le mécanisme est simple: la Terre reçoit toute son énergie du soleil, mais, heureusement, seule une infime partie des rayons solaires traversent l'atmosphère et inondent la surface terrestre.

En effet, si la totalité de l'énergie solaire nous parvenait, notre planète se transformerait en désert minéral où la vie ne sera pas permise, à l'image de Mars ou de la Lune. Au lieu de cela, l'atmosphère retient une grande partie du rayonnement infrarouge du soleil, renvoyant l'énergie indésirable dans l'espace. Seulement, la barrière que représente l'atmosphère marche dans les deux sens: les gaz dits "à effet de serre" (GES) ne peuvent quasiment pas s'échapper vers l'espace. Ces gaz, emprisonnés entre la surface et l'espace, provoquent le réchauffement du climat. Avec l'activité industrielle de l'homme, la présence des GES s'est démultipliée en deux siècles.

Quels gaz provoquent l'effet de serre?

A entendre les débats politiques et scientifiques sur le sujet, le dioxyde de carbone, le CO2, semble être la cause de tout. Il fait en effet partie des gaz dits "à effet de serre", les GES, qui contribuent au réchauffement planétaire. Certains de ces gaz sont avant tout naturels, et, pour la plupart, présents dans notre atmosphère depuis les origines de la vie. Mais l'activité humaine a entraîné une augmentation de la concentration de trois d'entre eux: le dioxyde de carbone donc (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d'azote (N2O) plus connu sous le surnom de "gaz hilarant".

Quand on parle d'effet de serre, ces trois-là sont assurément sur le banc des accusés. Toutefois, depuis deux siècles, ils ont été rejoints par des gaz issus de nos activités industrielles. L'hexafluorure de soufre, les familles des hydrofluocarbones (appelés gaz fluorés) et des hydrocarbures perfluorés font partie de ces petits nouveaux. Ils sont surtout issus de la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel...), de certaines industries (chimie, composants d'ordinateurs, ciment, plastiques, aluminium), des décharges, de certains secteurs agricoles (culture du riz ou élevage des ruminants) mais aussi d'appareils domestiques (climatiseurs, aérosols...).

Les GES sont-ils éternels ?

En théorie, les gaz, quand ils s'échappent dans l'atmosphère, ont une durée de vie relativement limitée. Le méthane, s'il est plus dangereux que le CO2, disparaît en une douzaine d'années. Le dioxyde de carbone, lui, ne s'évapore qu'au bout d'un siècle. Mais à ce petit jeu, c'est l'hexafluorure de soufre qui remporte la palme de la longévité: il faut au moins 50 000 ans pour que ses molécules s'évanouissent. Parallèlement, leur pouvoir de réchauffement n'est pas le même: 1 kg d'hexafluorure de soufre produira autant d'effet que 24 tonnes de CO2 sur 100 ans...

Le niveau des mers grimpe-t-il en fonction de ce réchauffement?

Le niveau moyen des mers a augmenté, selon les régions, de 10 à 25 cm depuis un siècle. Comme les marées, le phénomène dépend surtout du découpage des côtes et de la topographie des fonds sous-marins. Par exemple, le niveau des eaux ne monte que de 0,8 mm par an dans le Finistère, en France, alors qu'il atteint les 3 mm par an dans le Nord de la Norvège.

Ces hausses sont une conséquence directe du réchauffement climatique. Mais, contrairement à ce que l'on pourrait croire, la fonte des glaciers et de la calotte du pôle Nord n'est pas le seul phénomène fautif. Le niveau des océans grimpe avant tout à cause de leur propre température. En effet, quand les molécules d'eau chauffent, elles se dilatent, et donc, prennent plus de place. Et, à en croire les données transmises de l'espace par les satellites météorologiques, il y a de quoi s'inquiéter : en 2100, le niveau des eaux devrait avoir grimpé d'un mètre. L'association de défense de la nature WWF estime à 28 000 milliards de dollars le coût des inondations sur les 36 principales mégapoles côtières – villes de plus de 10 millions d'habitants.

Déforestation et appauvrissement des sols, les autres urgences écologiques : Le réchauffement climatique n'a pas le monopole de l'urgence écologique.

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