Université Laval et ABB : Un télescope qui voit plus grand - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 27/09/2011 à 21h03 par Jacques.


UNIVERSITÉ LAVAL ET ABB : UN TÉLESCOPE QUI VOIT PLUS GRAND

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(Québec) Une belle innovation mise au point par une équipe de l'Université Laval sera bientôt manufacturée chez ABB, sur le boulevard Charest, et installée sur un télescope international Canada-France-Hawaii (CFH). Ce qui permettra à cet observatoire de ratisser beaucoup plus large dans sa collecte de données astronomiques.

ABB a fait savoir lundi dans un communiqué qu'elle avait décroché un contrat de 2,3 millions $ de l'Université Laval pour la confection d'un instrument qui éliminera un choix déchirant auquel sont souvent confrontés les astronomes : ou bien ils obtiennent une image d'une partie du ciel assez grande, mais qui recèle assez peu de détails sur le spectre lumineux (soit les différentes longueurs d'onde qui composent un signal); ou bien ils obtiennent beaucoup d'informations spectrales, mais alors ils doivent se contenter d'observer une toute petite partie du ciel. Mais à partir du printemps 2013, les chercheurs qui utilisent le télescope CFH n'auront plus à choisir.

«Il y a des projets de recherche qui demandent trop de données, trop de temps de télescope et qui ne sont même pas présentés (aux organismes subventionnaires) à cause de cela. Mais ils deviendront faisables avec cet instrument», dit Frédéric Grandmont, physicien d'ABB qui a consacré sa thèse de doctorat - sacrée meilleure au Canada en astrophysique en 2007 - à l'appareil.

La «chose» en question, dont le prototype a été peaufiné à l'Observatoire du Mont-Mégantic, se nomme poétiquement interféromètre à transformée de Fourier. Il s'agit d'un dispositif qui sépare une source de lumière en deux «branches», qui sont dirigées vers des miroirs qui les renvoient l'une vers l'autre.

 

 

À cause de la nature ondulatoire de la lumière, il se forme alors des «patrons d'interférence», soit des motifs d'ombre et de lumière. En les analysant grâce à un outil mathématique (la transformée de Fourier), il devient alors possible de «démêler» des signaux lumineux complexes, faits d'une foule d'ondes mélangées, en une série d'ondes simples.

À partir de cette série d'ondes individuelles - le «spectre» -, les astrophysiciens peuvent déduire une foule d'informations importantes, notamment la composition chimique d'un objet, la densité d'un gaz, sa vitesse par rapport à la Terre et sa température, dit Laurent Drissen, astrophysicien de l'Université Laval qui a supervisé la thèse de M. Grandmont et qui collaborera de près au projet.

La technologie des interféromètres existe depuis longtemps, dit M. Grandmont, mais n'a été mise à profit que dans quelques télescopes qui ne voient en général que les ondes de l'infrarouge lointain, soit des longueurs d'onde de l'ordre de 300 à 800 microns. Cependant, explique M. Drissen, il était impossible, jusqu'à tout récemment, d'assembler des interféromètres pour la lumière visible (entre 400 et 750 nanomètres, grosso modo) parce que la technique demande de contrôler la distance entre les miroirs «avec une précision égale à quelques pourcentages des longueurs d'onde étudiées».

 

 

Cela demande une précision à quelques nanomètres près, ce que la technologie ne permet pas de faire depuis très longtemps. Et c'est loin d'être évident à faire sur un télescope soumis aux vents et à des variations de températures appréciables, souligne le chercheur.

En testant patiemment son instrument à l'Observatoire du Mont-Mégantic, M. Grandmont a contourné ces difficultés. En outre, l'appareil fournira un spectre lumineux pour chacun des quatre millions de pixels de sa caméra - dans un angle équivalent au tiers du diamètre apparent de la Lune.

«Pour étudier une étoile en particulier, ça ne sera pas très utile, mais pour les objets plus étendus, ça ajoute vraiment une dimension qu'on n'avait pas. [...] Par exemple, ça va permettre de calculer des gradients de température, de densité et de composition chimique sur des galaxies ou des nébuleuses», commente M. Drissen.

 

Un article de Jean-François Cliche, publié par cyberpresse.ca

 

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Auteur : Jean-François Cliche

Source : www.cyberpresse.ca