Une terre sans intestins - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 02/12/2009 à 19h15 par Michel95.

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Une terre sans intestins

Information recueillie par Michel95

Encore Monsanto & Co

Cinquante ans après Printemps silencieux, de la biologiste américaine Rachel Carson, un des livres pionniers et fondateurs de l'écologisme, la symphonie en sous-sol est à son tour de plus en plus silencieuse.

Abus de biocides, façons culturales erronées, modification des horizons du sol par l'utilisation d'engins lourds, de nouvelles observations servent d'alarme en nous enseignant que toute la faunule de l'humus, et notamment les vers de terre, sont en grave déclin.

Ces disparitions bio-indiquent la mort biologique des sols.

Plus d'abeilles dans les airs, plus de lombrics dans les sols, nous faisons table rase et le piège se refermera sur nous-mêmes.

Lombrics, bousiers, humus, compost et bio-fertilité

L'actu est aussi sous terre, sous ce plancher des vaches que nous foulons et cultivons sans trop nous soucier de son extrême fragilité, à cause d'une fâcheuse tendance à être dans la lune, à avoir la tête dans les étoiles et à considérer comme normal que la Terre nourricière continue à nous nourrir sans qu'on ne lui doive rien.

Seulement voilà, tout comme biosphère, la terre est une matière éminemment vivante.

Ainsi maltraitée, surexploitée, empoisonnée, surchargée et piétinée, cette Terre nourricière l'est de moins en moins.

Au rythme où nous allons, au régime avec lequel nous la traitons, demain exsangue, elle ne le sera peut-être plus du tout.

Une Terre sans intestins

Les lombrics (vers de terre) sont les intestins de la Terre et de la terre, la clé de la fertilité des sols, qu'ils façonnent, qu'ils aèrent, en ingérant et en digérant les particules organiques.

Avec les gastéropodes et bien d'autres, ils constituent les agents essentiels de l'humification (l'humus est la base de l'alimentation de l'édaphon), responsables de la structure grumeleuse par la construction vivante du sol.

Le lombric ayant la faculté de se nourrir de plantes en décomposition et de les transformer en compost, en traversant son tube digestif la matière organique s'enrichit aussi d'une flore microbienne très active qui favorise la fabrication des phytonomes indispensables à la croissance des plantes.

Mais les lombrics et tous les décomposeurs primaires n'abondent que dans des terres saines.

Les lombrics sont là depuis 700 millions d'années.

Il en existe 4 000 espèces, dont une australienne mesure trois mètres.

Les vers de terre, à eux seuls, représentent 70 % de la masse totale des animaux terrestres.

Si l'on mettait tous ces animaux, humains compris, sur le plateau virtuel d'une balance, ce sont les lombrics mis sur l'autre plateau qui pèseraient le plus lourd !

Ils sont donc d'un intérêt hautement supérieur à celui, tout à fait dérisoire et sans plus de raison d'être, d'Homo sapiens.

Une prairie permanente non contaminée peut en compter de 150 à 400 spécimens par mètre carré, soit de 1,5 à 4 millions d'individus par hectare, ce qui représente une masse d'une à trois tonnes de vers, soit pour la France entre cent et deux cents millions de tonnes.

À l'opposé, un champ de céréaliculture agrochimique ou l'un de ces vignobles empoisonnés qui font la gloire du coq gaulois, n'en contiennent plus qu'un à trois individus au mètre carré, c'est-à-dire 130 fois moins.

Et la mutation racinaire ?

Via les bactéries, la mutation du système racinaire, encore peu étudiée, est gravissime.

Tandis que la communication de Monsanto nous assène ses contre-vérités et tente de nous faire accroire à la non-dangerosité de ses inventions, on découvre en Suède des lombrics morts sur des cultures de maïs résistant Roundup.

Quant au tassement induit par l'usage d'une mécanisation d'engins lourds, il entraîne une perturbation de la vie du sol par la réduction du taux d'oxygène indispensable au maintien de la faunule vivant tant dans la litière que des vers travaillant verticalement et en profondeur.

Les vers de terre sont des auxiliaires inespérés.

Creusant d'interminables galeries, certains scientifiques estiment que de nombreuses inondations pourraient être évitées si nous ne les détruisions pas.

Leurs galeries peuvent en effet absorber en partie les crues des fleuves, créant par un effet d'éponge des zones tampon non négligeables.

Alerte : la merde n'est plus comestible !

Les bousiers, coléoptères coprophages, sont d'autres aérateurs du sol.

Bouses et crottins étant de plus en plus inconsommables en raison des produits vétérinaires qui empoisonnent le bétail, ces insectes sont en train de disparaître définitivement de nos prairies.

En France, en 2000, 1 391 tonnes d'antibiotiques ont été vendues sous forme de spécialités vétérinaires.

La fin des merdes annonce le début de la faim...

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