Une source de pollution méconnue, l'agriculture - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 30/11/2009 à 22h26 par Michel95.

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Une source de pollution méconnue, l'agriculture

Information recueillie par Michel95

C'est malheureusement vrai pour la majorité de la population...

Lorsque l'on parle d'émission de gaz à effet de serre, on ne pense qu'au carbone le CO2, en négligeant les émissions d'oxyde nitreux (NéO) et de méthane(CH4).

Or, ce sont deux puissants gaz à effet de serres produits, les uns par les cultures, du fait de la dégradation des engrais chimiques par les bactéries et les autres par l'élevage, par la digestion du bétail et par leurs excréments.

Un bilan des émissions de gaz à effet de serre émis par les 27 pays membres de l'Union européenne révèle que les émissions de NéO et de CH4 de leur agriculture dépassent les captures naturelles de CO2 opérées par les forêts et les prairies.

Il s'agit d'un flux négatif qui appelle à un changement des comportements, dans la mesure où l'Union européenne fait moins bien dans ce domaine que les Etats-Unis et bien d'autres pays.

Les écosystèmes terrestres de l'Union Européenne émettent au final plus de gaz à effet de serre qu'ils n'en absorbent et le solde est à peine meilleur sur l'ensemble du continent.

Une étude dresse pour la première fois le bilan global des flux de carbone dans l'Union européenne en prenant en compte non seulement les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités industrielles, aux transports, au secteur résidentiel, mais aussi les échanges entre les sols, la végétation et l'atmosphère, qui passent pour l'essentiel dans le milieu terrestre par la photosynthèse et la respiration.

Ce flux naturel est important car les forêts, les prairies et les tourbières sont capables de stocker une partie du CO2 qui, à défaut, s'accumule dans l'atmosphère et contribue au réchauffement climatique.

L'étude a mobilisé 2 000 chercheurs pendant 5 ans et a nécessité le traitement d'un nombre colossal de données statistiques et le recueil de nombreuses observations de terrain et de mesures effectuées dans l'atmosphère.

Réalisée dans le cadre du programme CarboEurope, elle a été financée à hauteur de 16,3 millions d'euros par la Commission de Bruxelles et par plus de 30 millions fournis par les différents Etats de l'Union.

La principale leçon à tirer de cette étude est que les politiques climatiques de l'Union européenne ne doivent pas se borner à vouloir réduire les émissions de CO2 fossiles dégagées par l'industrie, les transports et autres, mais elle doit comprendre aussi l'amélioration des capacités de séquestration de CO2 dans les écosystèmes.

Les actions à conduire doivent viser la réduction des émissions d'oxyde nitreux et de méthane par l'agriculture, alors que l'agriculture intensive, décriée par son impact sur l'environnement et la santé se voit maintenant remise en cause pour son rôle dans le réchauffement climatique.

Cependant, il reste encore de nombreuses incertitudes concernant la production d'oxyde nitreux et de méthane, ce qui nécessite la poursuite des mesures de flux au niveau des différentes régions d'Europe.

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