Une ONG pointe les coûts «cachés» des OGM - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 15/03/2011 à 22h05 par Jacques.


UNE ONG POINTE LES COÛTS «CACHÉS» DES OGM

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Dans un rapport, l'association les Amis de la terre estime que les frais engagés par la culture OGM sont très largement sous-évalués par l'UE.

Le coût réel des OGM est largement sous-estimé, révèle un rapport de l'association «Les Amis de la Terre», publié lundi 14 mars.

Les auteurs reviennent sur «les coûts cachés des cultures d'OGM que les secteurs conventionnels et biologiques doivent injustement supporter».

Selon la Commission européenne, les coûts de la séparation des produits génétiquement modifiés des autres produits pourraient augmenter le prix des denrées alimentaires jusqu'à 13%.

Or les Amis de la terre estiment que «les chiffres réels sont bien plus élevés». «Les coûts additionnels durant la moisson de maïs pourraient être 40 fois plus élevés que les chiffres avancées par l'UE», souligne le rapport.

« Des heures à contrôler »

Comment expliquer ces surcoûts? «Les espèces génétiquement modifiées et celles qui ne le sont pas doivent être traitées séparément», explique Patrick de Kochko, qui représente les Amis de la Terre au Haut conseil pour les biotechnologies.

«Entre une récolte OGM et une non-OGM, il faut donc immobiliser la machine et la nettoyer. Ce qui coûte de l'argent», poursuit-il. La location d'une moissonneuse s'élève à 300 euros par heure, tandis que les frais engagés pour le nettoyage de la machine peuvent monter jusqu'à 20 euros de l'heure, souligne le rapport.

En tout, ces opérations peuvent donc s'élever à 5800 euros supplémentaire par récolte. «Pour certaines cultures, il faut employer des machines différentes», explique aussi Patrick de Kochko.

«Combien d'administrations, de laboratoires, passent des heures à contrôler si nos aliments sont exempts d'OGM?», ajoute un autre représentant de l'association, Christian Berdot.

Monoculture

Autre conséquence possible de la culture d'OGM, selon l'association: la monoculture. Autrement dit, la difficulté de cultiver à la fois des espèces OGM et d'autres, qui ne sont pas transgéniques, pousserait les agriculteurs à opter pour une culture unique.

«C'est par exemple le cas aux Etat-Unis, où la culture d'une variété unique, OGM, a fait disparaître les cultivateurs d'arbres fruitiers», explique le représentant des Amis de la terre.

Selon Patrick de Kochko, cette évolution pourrait appauvrir les paysages, et engendrer une baisse du tourisme dans certaines régions. Il estime aussi: «Les apiculteurs risquent de quitter les zones OGM, voulant préserver le miel qu'ils produisent des plantes génétiquement modifiés. Il risque d'y avoir une grosse perte commerciale.»

«Tous frais dû à des mesures destinées à éviter la contamination doit être pris en charge par les pollueurs», souligne l'association.

Moratoire

Les Amis de la terre demandent à l'UE de mieux prendre en compte ces conséquences socio-économiques. «Ce n'est pas parce qu'on ne les étudie pas qu'elles n'existent pas», affirme M. de Kochko. En attendant, l'association demande un moratoire sur toutes les autorisations de mise en culture de plantes génétiquement modifiées.

La nécessité d'évaluer les conséquences socio-économiques des OGM a déjà été soulignée par les Etats membres de l'UE. En décembre 2008, les ministres européens de l'Environnement ont demandé à la Commission européenne d'élaborer une nouvelle procédure d'évaluation des organismes génétiquement modifiés afin d'aller en ce sens.

 

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Auteur : Loup Besmond de Senneville

Source : www.euractiv.fr