Une mutation décisive dans la reproduction des préhumains ? - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 16/10/2011 à 19h04 par Isa Hanser.


UNE MUTATION DÉCISIVE DANS LA REPRODUCTION DES PRÉHUMAINS ?

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Une mutation décisive dans la reproduction des préhumains ?

 

Titre initial :
Une mutation décisive dans la reproduction des préhumains il y a 3 millions d'années ?

 
Mettant récemment en ligne leurs travaux sur le site scientifique des PNAS, des chercheurs américains suggèrent qu'une mutation génétique concernant la production de certains sucres dans l'organisme aurait participé à ‘l'hominisation' de nos ancêtres.

Durant des millions d'années, les ancêtres communs des humains et des grands singes ont partagé le même type d'acide sialique, appelé Neu5Gc, un sucre présent dans l'enveloppe des cellules et perméable à certains agents pathogènes. Puis, peut-être en réaction à un parasite, il y a 3 millions d'années environ, une mutation génétique aurait conduit l'organisme de certains préhumains à générer un autre type de ce sucre, le Neu5Ac, à la place du précédent.

"(...) Le changement d'acide sialique signifie que ces premiers humains ont développé une réponse immunitaire à Neu5Gc, (...) devenu pour leur système immunitaire une chose étrangère, à détruire. Cela s'est produit à peu près au moment où les premiers humains devenaient peu à peu de grands prédateurs (...). Ils ont commencé à manger de la viande rouge, source majeure de Neu5Gc, ce qui pourrait avoir stimulé davantage encore cette réponse immunitaire", explique Pascal Gagneux, spécialiste en biologie cellulaire et moléculaire à l'Université de San Diego.

Les chercheurs émettent l'hypothèse que, chez les femelles, ces anticorps anti-Neu5Gc, en s'attaquant au sperme ou aux tissus foetaux issus d'individus mâles ‘restés' au Neu5Gc (l'ancien sucre), auraient opéré une sélection favorisant les porteurs du nouveau sucre et éliminant peu à peu les porteurs de l'ancien.

Une hypothèse confirmée par les expériences

Ces scientifiques ont testé l'idée en exposant du sperme de chimpanzé à des anticorps humains anti-Neu5Gc, lesquels ont rapidement détruit ce sperme in vitro. Les chercheurs ont ensuite croisé des souris femelles génétiquement modifiées pour produire des anticorps anti-Neu5Gc avec des mâles ‘pro-Neu5Gc', et constaté un taux de fécondité inférieur à la normale.

Pascal Gagneux note ainsi que ces conclusions ajoutent encore du poids à la notion de "spéciation par l'infection", mécanisme dans lequel une combinaison de maladies infectieuses subies par une population donnée pourrait prédisposer cette population à diverger d'autres populations en raison de l'incompatibilité de la reproduction.
 

Un article de maxisciences.com

D'autres articles scientifiques passionnants sur MaxiSciences

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 





Source : www.maxisciences.com