Une minorité d'élus valaisans vaccinés - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 14/11/2009 à 23h26 par Jacques.


UNE MINORITÉ D'ÉLUS VALAISANS VACCINÉS

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Une minorité d'élus valaisans vaccinés

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La Suisse aussi !

GRIPPE A/H1N1A Berne, une majorité de nos conseillers au National et aux Etats refusent le vaccin. A Sion, un seul conseiller d'Etat l'accepte pour l'instant.

Alors que la campagne de vaccination contre le virus de la grippe A/H1N1, voulue par nos autorités sanitaires et politiques, a commencé pour les groupes à risques, nos hommes politiques vont-ils se plier à leur propre recommandation? Alors qu'on pourrait croire qu'ils s'appliquent à montrer l'exemple, surprise!

Sur quatorze élus du Conseil d'Etat valaisan, du Conseil national et du Conseil des Etats, trois seulement sont prêts à tendre leur bras à l'infirmière ou au médecin. Et six autres refusent clairement ce vaccin. Si on leur ajoute les trois élus valaisans qui se tâtent encore, cela donne neuf représentants du peuple qui n'ont pas l'intention déclarée de se vacciner pour l'instant. Deux élus n'ont pas répondu.

Voilà un tableau qui la fiche mal, alors que tous les médecins et pharmaciens cantonaux recommandent vivement la vaccination.

Il faut dire que non seulement bon nombre d'infirmières, à qui l'on recommande le vaccin, sont réfractaires à cette idée en Suisse et que de nombreux professionnels de la santé, y compris des médecins, refusent ce vaccin.

Les directives de l'OFSP (Office fédéral de la santé publique) sont pourtant claires: le personnel de santé, en contact avec des personnes à risque, est vivement encouragé à se faire vacciner.
Les conseillers d'Etat

Chez nos hommes et femmes politiques en Valais, on constate le même sentiment très partagé. Ainsi, Maurice Tornay, patron de la Santé valaisanne, est tout simplement le seul membre de l'Exécutif cantonal interrogé qui affirme vouloir se faire vacciner. Esther Waeber-Kalbermatten n'est pas encore vaccinée, mais se dit prête à s'exécuter. «Si on me demande de le faire, je le ferai pour ne pas mettre en danger les autres personnes. Car, de par ma fonction, je côtoie beaucoup de monde.»

Quant à Claude Roch, il «donne la priorité aux gens qui en plus besoin actuellement». Et quand les vaccins seront livrés en quantité suffisante pour traiter toute la population? «Le moment venu, je me vaccinerai peut-être», répond le conseiller d'Etat. «Non, je ne suis pas vacciné à ce jour», répondait hier après-midi Jean-Michel Cina. Le conseiller d'Etat haut-valaisan ajoute qu'il prendra sa décision la semaine prochaine. Quant à Jacques Melly, il était injoignable vendredi.
Les conseillers nationaux

Seuls deux élus valaisans à Berne disent vouloir se faire vacciner. Viola Amherd déclare: «Je me ferai vacciner car je suis en contact avec des personnes d'un groupe à risque.» Christophe Darbellay: «J'ai un enfant en bas âge que je veux protéger. En tant que politicien, je me sens aussi tenu de me faire vacciner car je serre beaucoup de mains et je suis un vecteur de transmission idéal! Par ailleurs, je ne peux pas me permettre de tomber malade.»

Par contre, quatre autres conseillers nationaux ne veulent pas voir de seringue. Maurice Chevrier explique qu'«ayant la chance de jouir d'une excellente santé et n'appartenant pas à un groupe à risque, je ne me ferai pas vacciner. Par contre, j'approuve l'attitude des autorités. Dans ce domaine, il vaut mieux en faire trop que pas assez.»
«En aucun cas!»

«Je ne me ferai vacciner en aucun cas», lance Oskar Freysinger, ajoutant: «La grippe A est plus bénigne que la grippe saisonnière normale et une étude récente montre que le vaccin a des effets pires que le mal. L'hystérie déclenchée par cette maladie sert avant tout les intérêts de l'industrie pharmaceutique.»

Non aussi pour Stéphane Rossini: «Je n'ai rien contre le principe de la vaccination, mais je ne fais pas partie d'un groupe à risque et je peux me permettre d'être malade quelques jours. Cela fait partie de la vie.» Le socialiste ne ferme pas totalement la porte: «Je reconsidérerais ma position si une opération d'ensemble des autorités politiques était décidée.»

Roberto Schmidt «trouve cette compagne de vaccination totalement exagérée. Cela profite surtout au lobby pharmaceutique. Je connais quelques personnes qui ont eu la grippe, cela n'avait rien de catastrophique.» Jean-René Germanier a décidé de ne pas communiquer sur le sujet, «la décision de se faire vacciner ou pas relevant de ma sphère privée».
Double non des Etats

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