Une gouvernance mondiale pour sauver la planète bleue ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/12/2011 à 22h41 par Mich.


UNE GOUVERNANCE MONDIALE POUR SAUVER LA PLANÈTE BLEUE ?

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Une gouvernance mondiale pour sauver la planète bleue ?

 

Selon les dernières estimations de la National Oceanic & Atmospheric Administration (NOAA), les concentrations planétaires en CO2 étaient de 391,55 ppm (parties par million) en mars 2011, cela correspond à une augmentation de près de 40 % par rapport au début de la révolution industrielle (environ 280 ppm en 1750).

A titre de comparaison, il avait fallu plus de 5 000 ans pour que la concentration en CO2 augmente de seulement 80 ppm à la fin du dernier âge glaciaire... (GIEC, 2007).

Une volonté politique faible

La conférence des Nations unies sur le climat, regroupant les représentants de 194 pays à Durban, Afrique du Sud, pour décider de l'avenir de la planète Terre, vient de se terminer et pourtant ses débats ont eu peu d'échos dans les média à travers le monde.

La volonté politique des grands pays, comme les Etats-Unis et la Chine est si faible qu'on a frôlé un échec complet : il aura fallu prolonger de trente-six heures le sommet et travailler deux nuits blanches pour que les 194 pays réunis en Afrique du Sud aboutissent à une feuille de route commune afin de lutter contre le réchauffement.

Pour la première fois, tous les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre ont accepté de s'inscrire dans un accord global de réduction de leurs émissions, mais cet accord devra être précisé d'ici à 2015 pour entrer en vigueur en 2020 seulement. Que de temps perdu ! Y-a-t-il encore une chance de réduire à temps les émissions de gaz à effet de serre. Les scientifiques en doutent.

Les pauvres sont les plus menacés

Que se passera-t-il alors ? Ce sont les pays du Sud, et les 325 millions de personnes les plus pauvres du monde qui seront – et sont déjà – les plus touchés par le changement climatique. Ouragans, cyclones, inondations, pluies torrentielles, vagues de sécheresse, baisse de la ressource en eau potable, extension du désert, recrudescence des maladies infectieuses, élévation du niveau de la mer... menacent de nombreux pays et des milliards d'hommes et de femmes.

On estime qu'entre 1,1 et 3,2 milliards de personnes d'ici 2080 manqueront d'eau, et entre 200 et 600 millions souffriront de la faim. Le Haut représentant de l'Union Européenne Javier Solana souhaitait déjà en 2008 préparer l'Europe aux réfugiés climatiques et à la pression migratoire qu'elle subira.

Les puissants s'enferment dans l'égoïsme

Ici comme pour la crise financière et économique, des lobbys très puissants agissent sur les gouvernements pour qu'aucune régulation mondiale contraignante ne soit adoptée. Le cadre juridique des engagements pris à Durban reste en effet à préciser.

Le texte de l'accord ouvre le champ à toutes les interprétations, des plus strictes aux plus laxistes. C'est une brèche dans laquelle plusieurs pays seront tentés de s'engouffrer, oubliant que l'urgence climatique impose à chacun de transcender ses intérêts particuliers.

Face au problème du dérèglement climatique, la plupart des gouvernants sont faibles, soumis à l'influence des lobbys, incapables de voir au-delà de la prochaine élection, ou carrément cyniques comme le gouvernement du Canada qui a confirmé, lundi 12 décembre, son retrait immédiat du protocole de Kyoto, dont la première période d'engagement s'achève en décembre 2012.

Le ministre canadien de l'environnement, Peter Kent, a justifié cette décision notamment par le fait que le Canada – qui ne respecte pas l'objectif de 6 % de réduction d'émissions pris dans le cadre du protocole sur la période 2008-2012 – court le risque de devoir verser des pénalités de 14 milliards de dollars (10,6 milliards d'euros) s'il reste signataire. On ne peut manifester plus d'inconséquence... Comment réagissent les citoyens canadiens ?

Nous avons besoin d'actions qui viennent du terrain

“Nous avons besoin d'actions qui viennent du terrain – estime Stéphane Hallegatte, climatologue et économiste au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement (Cired) et l'un des principaux auteurs du prochain rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) – Car à côté des résultats décevants de la négociation, il se passe beaucoup de choses localement, même dans des pays comme les Etats-Unis et la Chine.

L'action des associations de défense de l'environnement, des mouvements de jeunesse, des groupes de citoyens va être cruciale pour faire naître une prise de conscience mondiale et faire pression sur les gouvernements pour qu'ils prennent les décisions qui s'imposent. Partout, à travers le monde, la société civile, dynamisée par les nouvelles générations, doit s'exprimer et agir.

“Nous voici, minuscules humains, sur la minuscule pellicule de vie entourant la minuscule planète perdue dans le gigantissime univers. Cette planète est en même temps un monde foisonnant, le nôtre. Au moment où les sociétés éparses sur le globe sont devenues interdépendantes, la prise de conscience de la communauté du destin terrestre doit être l'événement clé de la fin du millénaire. Nous sommes solidaires dans et de cette planète. C'est notre Terre-Patrie. [Edgar Morin, Terre-Patrie. 1996]

 

Un article de Dominique Bénard, publié par indabanetworkfr.wordpress.com

 

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Auteur : Dominique Bénard

Source : indabanetworkfr.wordpress.com