Une fourmi primitive de 95 millions d'années a été exhumée du premier ambre fossilifère d'Afrique - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 14/04/2010 à 21h30 par Jacques.


UNE FOURMI PRIMITIVE DE 95 MILLIONS D'ANNÉES A ÉTÉ EXHUMÉE DU PREMIER AMBRE FOSSILIFÈRE D'AFRIQUE

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La plupart des gisements d'ambre sont situés en Amérique du Nord et en Eurasie. Seuls quelques rares ambres non fossilifères étaient connus pour l'ancien Gondwana. Aussi la découverte en Ethiopie, en 2005, du premier ambre fossilifère d'Afrique, datant d'environ 95 millions d'années, a-t-elle été de première importance. Depuis, une vingtaine de chercheurs allemands, français, autrichiens, éthiopiens, italiens, anglais et américains, a collaboré à l'étude géologique du gisement, de l'ambre et des fossiles qu'il recèle.

L'étude des insectes dirigée par Vincent Perrichot, paléontologue à Géosciences Rennes (INSU-CNRS, l'Université de Rennes 1), a révélé la grande diversité et l'écologie des espèces, dont une fourmi primitive, la plus ancienne du Gondwana. Cela permettra de mieux comprendre l'évolution précoce de ces organismes et les interactions trophiques au sein de cet écosystème ancien. Ces travaux viennent d'être publiés dans PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA).

Des forêts tropicales, composées de conifères archaïques et encore peuplées de dinosaures, poussaient au Crétacé* dans cette région d'Ethiopie déjà célèbre pour être considérée comme l'un des «berceaux de l'humanité». Des insectes, des araignées, des restes de plantes ainsi que de minuscules champignons, bactéries et nématodes (vers parasites) ont été emprisonnés dans la résine coulant de ces arbres ; ils constituent un témoignage unique d'un écosystème disparu du continent africain.

Les écosystèmes terrestres ont été profondément modifiés au cours du Crétacé du fait de l'apparition et de la diversification spectaculaire des plantes à fleurs (Angiospermes). Le gisement d'ambre éthiopien nous éclaire sur cette période de changements majeurs.

Parmi les insectes fossilisés, les auteurs ont identifé des parasites, des prédateurs, et des décomposeurs. Des restes de plantes à fleurs et de fougères ont aussi été préservés, ainsi que des champignons parasites qui vivaient sur les arbres producteurs de résine et servaient de source alimentaire pour les insectes.

Treize familles d'insectes ont été découvertes, comprenant des hyménoptères, des psocoptères, des thysanoptères, des restes de papillons et coléoptères, et un groupe d'insectes minuscules encore rarement collectés aujourd'hui, les zoraptères. Tous sont parmi les premiers fossiles connus pour ces groupes en Afrique.

La découverte la plus marquante est une fourmi primitive, la plus ancienne connue de l'ancien Gondwana. Sa découverte renseigne sur les origines et l'évolution de cet organisme occupant un rôle écologique majeur dans les écosystèmes terrestres actuels.

L'ambre d'Ethiopie est particulièrement clair et coloré et les morceaux les plus larges atteignent 25 cm de diamètre. La plupart des gisements d'ambre ont été trouvés en Amérique du Nord et en Eurasie, et seuls quelques rares ambres non fossilifères étaient connus pour le Gondwana.

La présence d'organismes fossiles dans l'ambre d'Ethiopien lui confère donc une valeur scientifique inestimable. Les chercheurs vont maintenant étudier ces fossiles en détail pour en tirer de nouvelles informations sur l'évolution des organismes et des environnements.

Source : notre-planète-info

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