Une forêt pour cacher les erreurs du passé - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 16/03/2014 à 22h59 par Exo007.


UNE FORÊT POUR CACHER LES ERREURS DU PASSÉ

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Une forêt pour cacher les erreurs du passé

Opémiska

 

Chapais, c'est une ville minière sans mine. À une quarantaine de kilomètres à l'ouest de sa grande soeur Chibougamau, elle a connu la prospérité dans les années 1960 et 1970 grâce au cuivre.

Les filons sont aujourd'hui épuisés, mais les résidus sont restés.

À elle seule, la mine Opémiska a produit des milliers de tonnes de roche stérile qui s'étendent sur plusieurs hectares et font 15 mètres d'épaisseur.

Plus rien ne pousse là, comme on peut le voir en zoomant sur les images satellites de Google Maps. Un site qu'on dit orphelin, car aujourd'hui la compagnie n'existe plus.

Heureusement, il reste la forêt un peu plus loin. De minière, Chapais est devenue forestière et son économie est maintenant tournée vers l'exploitation du bois.

La scierie Barrette-Chapais assure le revenu d'une bonne part des 1 700 habitants, sans compter qu'elle fournit une partie de l'énergie de la ville. En effet, l'usine de cogénération Chapais Énergie brûle les résidus de bois de la scierie, et ceux d'autres usines de la région, pour produire de l'électricité.

Cette forêt pourrait aussi apporter la solution au problème des résidus miniers. «Si on laissait aller la nature, la végétation mettrait quelques centaines ou quelques milliers d'années à se réinstaller dessus.

À moins de créer un nouveau sol en accéléré», suggère Lucien Bordeleau, microbiologiste et professeur d'agronomie à la retraite, qui travaille à la réhabilitation du parc à résidus depuis 2002, à la demande de Chapais Énergie. Sa recette secrète pour régénérer le sol se fonde sur un ingrédient abondant dans les parages: les cendres de l'usine de cogénération.

Est-ce que ça marche? «On a réussi à faire réapparaître un sol fertile en plusieurs étapes au fil des ans. On a commencé par mettre de la cendre partout, environ 5 000 tonnes à l'hectare. Au début, la cendre était pleine d'air mais, en se compactant, elle a donné une couche durcie d'environ 10 cm», explique-t-il.

De fait, la cendre a deux fonctions majeures. D'abord, elle procure tous les éléments nutritifs dont les plantes ont besoin, sauf l'azote.

Ensuite, la couche qu'elle forme durcit et devient assez imperméable pour retenir l'eau et l'empêcher de percoler à travers le gravier stérile en dessous.

La réhabilitation des résidus miniers n'est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c'est d'utiliser des cendres pour retenir l'eau. Classiquement, on utilise des membranes géotextiles très coûteuses et pouvant subir des perforations.

La recette de Chapais est 100 fois moins chère.

(...)

 

Pour lire la suite, cliquer ICI

 

Un article de Joël Leblanc, déniché par Hélène2A, publié par quebecscience.qc.ca et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Joël Leblanc

Source : www.quebecscience.qc.ca