Une catastrophe écologique en formation sur le littoral du Cap Skiring : Gnikine menacé de dispariti - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 22/11/2009 à 17h33 par Michel95.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Une catastrophe écologique en formation sur le littoral du Cap Skiring : Gnikine menacé de dispariti

Information recueillie par Michel95

Et si certains pays étaient déjà en 2050 ?

Du Cap-Skiring au village de Gnikine, la mer a pénétré profondément à l'intérieur du littoral.

Des forêts d'espèces différentes finissent dans la mer.

A ce rythme, le village de Gnikine risque d'être rayé de la carte si rien n'est entrepris.

Les nouvelles autorités de la Communauté rurale de Diembéring qui ont commencé une large campagne de reboisement de filaos sur ce littoral long de 30 km avec l'appui des jeunes supplient l'autorité centrale et les bonnes volontés de les aider à limiter les dégâts en sauvant des vies, mais aussi une économie socioculturelle dense.

Entre Cap-Skiring et le village de Gnikine, la mer avance chaque année de plus de 3 mètres, selon les experts du milieu.

Elle a dangereusement gagné le littoral dans cette localité.

Des dunes de sables, des rizières, des forets de palmiers et de rôniers, des baobabs, des arbres sont engloutis par la mer.

Des forêts d'arbres morts également.

Des morceaux de filets rejetés par le Grand bleu accrochés sur ces bouts de bois deviennent des objets flottants.

Par endroits, on trouve des arbres sur lesquels des huîtres sont en train de prendre de l'épaisseur.

Le drame écologique est patent.

SPECTACLE DESOLANT

Dans cette localité, les arbres ne meurent pas du fait de l'action de l'homme, ils sont détruits par l'eau de mer de manière systématique, sans arrêt.

Constater les dégâts est un jeu d'enfant pour qui se rend sur ces lieux naguère féériques.

Au­jourd'hui, les dégâts écologiques y sont patents.

Sans outil de lutte efficace, les populations et autres re­groupements proches des écolos recourent à des sacs de sable postés devant les rizières pour barrer la route à la mer.

En vain, semble-t-il.

Et au fur et à mesure que l'on avance vers l'embouchure du fleuve Casamance, les dommages deviennent plus considérables dans cette partie du littoral de la Communauté rurale de Diembéring.

Situé entre l'océan Atlantique et l'embouchure du fleuve Casaman­ce, le village de Gnikine pourrait bien disparaître à plus ou moins brè­ve échéance, si rien n'est fait.

La mer, grande faucheuse devant l'éternel, prend plaisir à arracher sans p­itié les dunes de sable blanc et les arbres qui constituent la végétation, pendant que, de l'autre côté, s'imposent la poussée et la croissance de palétuviers.

Entre ces deux phénomènes contraires, les rizières les plus fertiles du village disparaissent petit à petit du paysage.

Léopold Badiane, habitant des lieux, se lamente; en pointant le doigt au loin : «Là-bas où vous apercevez les bouts de bois dans l'eau, il y avait des arbres et des rizières et la mer en était très éloignée.

Aujourd'hui, tout ce périmètre de vie et de richesses a été détruit par les eaux marines.»

Pour ce conseiller rural de Diembéring qui s'investit dans la sauvegarde de Gnikine, «si l'on dit à un étranger qu'en ces endroits envahis par les morceaux de bois il y avait de la terre, des dunes de sable blanc ou jaune, des arbres fruitiers sauvages, il lui sera difficile de nous croire tant les changements ont été profonds», ajoute-t-il avec un air de tristesse non feint.

L'espace qui fait office de territoire pour le village de Gnikine s'est donc logiquement rétréci ces dernières années.

Il devient de plus en plus étroit pour une population qui tend à devenir nombreuse.

De fait, les maisons qui sortent de terre sont naturellement construites sur les rares dunes de sable et terres non inondables situées entre les rizières et le littoral.

PATRIMOINE ECOLOGIQUE

Pour tenter de lutter contre ce fléau, les nouvelles autorités de la Com­munauté rurale de Diem­béring issues des élections locales du 22 mars ont décidé de se mobiliser énergiquement afin de limiter l'avancée de la mer vers le continent.

Ainsi, depuis le 19 juillet dernier, des centaines de jeunes garçons et filles sensibilisés à ce fléau écologique majeur par lesdites autorités et par l'agent des Eaux et forêts de la sous-préfecture de Kabrousse ont initié des plantations de filaos tout le long du littoral qui va de Cap-Skiring à Gnikine.

Avec un objectif de 20 000 unités.

L'engouement est réel, car à la date du 2 août, une performance de 11 000 filaos avait déjà été réalisée entre Diembéring et Gnikine.

«Le bilan est pour le moment positif grâce à la volonté des jeunes de lutter contre ce fléau.

La période choisie (mi-juillet et fin août) déterminera la réussite de la campagne qui va se poursuivre l'année prochaine afin de freiner l'érosion côtière et la dynamique hydrique», affirme le nouveau Pcr de Diembéring.

.../...

 

Pour lire la suite de cet article, cliquer sur "Lien utile"

 

........

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

........

 

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter Michel95
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr