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Cette actualité a été publiée le 14/09/2009 à 15h08 par Tanka.


UNE BACTÉRIE QUI MÉTABOLISE LES MÉTAUX RADIOACTIFS

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Une bactérie qui métabolise les métaux radioactifs

Information recueillie par Tanka.

Malgré l'odeur caractéristique d'oeufs pourris de la bactérie "Desulfuricans Desulfovibrio", celle ci aurait les capacités d'aider à nettoyer des sites contaminés par l'uranium et de prévenir la propagation des déchets toxiques dans les sources d'eau potable.

D'après le Département américain de l'Énergie (DOE), plus de 7 000 sites américains ont été contaminés par de l'uranium et autres déchets radioactifs dangereux pour la santé en raison notamment des différentes recherches et expérimentations menées sur les matériaux fissiles par le passé. Toujours selon le DOE, La contamination des eaux souterraines a été effective pour plus de 60 % de ces installations.

Judy Wall, professeur de biochimie à l'Université du Missouri a passé les 26 dernières années dans la recherche sur ces bactéries "puantes". Dans de bonnes conditions, les "D. desulfuricans" peuvent métaboliser l'uranium à partir d'un état soluble dans l'eau à un composé insoluble. Le minerai ainsi obtenu - uraninite - peut ensuite être collecté et éliminé plus facilement, car dissocié de l'eau.

Mais les bactéries sont capricieuses. Le manque de nourriture, d'engrais ou d'eau - ou être en compétition avec un autre organisme pour l'énergie - peut causer du stress et décroître la capacité de la bactérie à dégrader l'uranium.

Pour voir comment les "D. desulfuricans" fonctionnent, une équipe de onze chercheurs (UM) ont créée des mutations génétiques et étudient les enzymes indispensables à leur métabolisme. Ce travail va les aider à déterminer quels gènes font quoi et comment ils réagissent au stress.

Les résultats sont prometteurs. L'équipe a déjà confirmé la fonction d'un gène dans le métabolisme du fer et a identifié une partie du processus de sulfato-réduction, processus essentiel à la façon dont la bactérie obtient de l'énergie. Elle espère voir achever la mutation de 75% des gènes dans les 36 mois à venir.