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Cette actualité a été publiée le 30/04/2011 à 13h37 par Tanka.


UNE ARCHE POUR SAUVER LA RICHESSE DE LA NATURE

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Une arche pour sauver la richesse de la nature

 
L'arche de la biodiversité fait escale à Lausanne et Genève.

Enfants et adultes découvrent l'urgence de la tâche, et des gestes simples

Il ne pleut pas. La nature bourgeonne de tous côtés sous un soleil printanier. Dans ce beau pays, pas trace d'une catastrophe écologique alentour. Pourtant, Pro Natura a construit une arche de la biodiversité. Comme Noé il y a bien longtemps, l'association pourrait bien passer pour folle aux yeux de la population locale. Neuf habitants sur dix sont d'avis qu'ici la nature se porte bien, voire très bien, affirme une étude. Vraiment? «La biodiversité est en danger», nous annonce Lisa Schild à l'entrée du bateau de la taille d'un autocar. «La moitié des animaux et des plantes en Suisse sont menacés ou au bord de l'extinction.» La jeune femme qui a conçu l'exposition tente de nous en convaincre avant qu'il ne soit trop tard.

Montons à bord. Le petit escalier donnant accès au pont supérieur craque sous le pas de l'homme. Chaque marche annonce la proportion d'espèces menacées. Les amphibiens – dont font partie les grenouilles – coassent le plus fort: 15% d'espèces ont déjà disparu, 80% sont menacées et seules 5% vivent sereinement.

Mais au fait, qu'est-ce que la biodiversité? «C'est la variété des espèces, des milieux naturels, des interactions entre les espèces, mais aussi la diversité génétique au sein d'une même espèce, qui la rend plus résistante», explique notre hôtesse. Une richesse capitale aussi pour la vie humaine, même si ce qui manque ne se voit pas toujours. Sur une carte postale présentée, les prairies verdoyantes des Préalpes semblent idylliques. Pourtant, notre guide montre la même image quelques décennies plus tôt: un autre monde! Les prairies ne se résument pas à une dominante verte clairsemée de fleurs, elles croulent sous des milliers de fleurs aux couleurs variées. C'est vrai, nous ne les avons jamais vues ainsi.

Le geste qui sauve

Tout le monde sur le pont, l'heure n'est pas à la déprime. Comme dans l'arche de Noé, l'objectif ici est de sauver. «Nous avons calculé que la surface totale des jardins privés et des parcs publics en Suisse représente presque la même superficie que les réserves de Pro Natura. C'est un énorme potentiel si chacun accomplit quelques gestes simples», se réjouit Lisa Schild.

L'abeille sauvage butine pour la diversité, explique notre guide. Pour donner des fruits, les arbres ont besoin qu'elles pollinisent les fleurs. «Une abeille féconde jusqu'à 5000 fruits par jour. Mais leur déclin oblige de nombreux arboriculteurs à emprunter ces abeilles à des stations d'élevage. A moins que vous ne préfériez faire le travail au pinceau, fleur par fleur...», grimace Lisa Schild, en proposant plutôt un nichoir à abeilles solitaires – qui ne piquent pas – à mettre sur son balcon.

L'exposition suggère de garder un bout de mur de pierres sèches dans son jardin. L'absence de mortier offrira un logement à de bien sympathiques colocataires. Sur le mur sec reproduit dans l'arche, des enfants s'amusent à sonner chez M. Criquet, M. Lézard ou Mme Abeille, en se réjouissant de les entendre répondre d'un stridulement, d'un glissement entre les pierres ou d'un bourdonnement. Pour la haie, renonçons au thuya qui n'est pas indigène et reste presque vide de toute vie. Les rescapés de l'arche préféreront le cornouiller mâle. «De jolies fleurs jaunes apparaissent tôt au printemps, avant les feuilles, c'est excellent pour les abeilles, explique Lisa. Les feuilles permettent à des insectes d'y découper leur nid. Les fruits rouges comestibles font la joie des oiseaux. Tandis qu'un petit rongeur, le muscardin, trouve ses aises dans cet arbuste.»

L'exposition didactique offre d'autres bonnes idées, comme opter pour du terreau sans tourbe afin de préserver les tourbières millénaires. Et si vous n'avez pas de jardin, l'achat de produits bio encourage les surfaces de compensation écologique. En sortant de l'arche, une pensée s'envole vers la colombe qui avait ramené à Noé un jeune rameau, signe que la nature avait repris ses droits.

 

Un article de G.D., publié par bonnenouvelle

 

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Auteur : G.D.

Source : www.bonnenouvelle.ch