Une algue microscopique toxique sévit dans les estuaires bretons - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 01/07/2011 à 23h18 par Kannie.


UNE ALGUE MICROSCOPIQUE TOXIQUE SÉVIT DANS LES ESTUAIRES BRETONS

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Une algue microscopique toxique sévit dans les estuaires bretons

 

Une petite équipe de scientifiques de l'Ifremer et de la station biologique du CNRS de Roscoff, étudie actuellement en Rance la micro-algue toxique «alexandrium».

Dans le laboratoire installé près de l'école de voile, ils mènent des recherches sur la vie de cette micro-algue, capable de se développer rapidement et en grand nombre et de disparaître tout aussi vite. Ils ont récemment organisé une réunion publique d'information à la mairie sur leurs travaux.

Les recherches sont d'autant plus importantes, que l'effet de l'alexandrium sur l'homme ou les animaux marins est loin d'être anodin. Ces algues produisent des toxines qui peuvent causer un empoisonnement chez l'homme à travers la consommation des produits de la mer.

Incolore, inodore, sans saveur et thermostable, ses effets toxiques se manifestent après ingestion par des picotements, vertiges, et fièvres. Les symptômes sont multiples et les cas les plus graves peuvent entraîner des arrêts respiratoires.

En produisant ses toxines paralysantes, elle peut décimer des bancs entiers de poissons. En 1987, aux États-Unis, il a même été constaté la mort de 14 baleines à bosse, qui avaient consommé des maquereaux dont les organes contenaient des toxines produites par l'alexandrium.

« Porteur de mort microscopique »

«En Rance, l'algue est apparue en 1996, mais un réseau de surveillance existait depuis 1984, car l'alexandrium existe dans tous les estuaires des Côtes-d'Armor bien que n'ayant pas le même comportement selon les localisations» expliquent les scientifiques. «Lorsque les conditions de son développement sont favorables, lumière, eau douce, nitrates, phosphates, température, entre autres, une seule cellule peut se multiplier jusqu'à 8 000 fois en une semaine. Lorsque les conditions de vie changent, les cellules s'enkystent dans la vase et peuvent rester des mois ou des années dans cet état en attendant de nouveaux facteurs favorisants».

Outre les raisons qui poussent à l'accroissement de ce microscopique porteur de mort, les scientifiques cherchent également quels en sont ses prédateurs et les conditions qui favoriseraient sa non-prolifération et donc ce qui limiterait ses effets néfastes sur les êtres vivants ainsi que sur l'économie locale.
 

Un article publié par Ouest-France

 

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Auteur : Ouest-France

Source : www.ouest-france.fr

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