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Cette actualité a été publiée le 19/06/2010 à 10h08 par Tanka.


UN TROU SUR LA FACE CACHÉE DE LA LUNE !

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Un trou sur la face cachée de la Lune !

En orbite autour de notre satellite, Lunar Reconnaissance Orbiter vient de photographier une curiosité géologique, un trou de 130 mètres de diamètre...

C'est une bien étrange image que nous a envoyée la sonde américaine LRO : au coeur de Mare Ingenii, une mer lunaire qu'on ne peut observer qu'en contournant notre satellite, se trouve une lucarne, un gouffre qui résulte sans doute de l'effondrement du plafond d'un ancien tube de lave.

Un tel phénomène est connu depuis longtemps sur Terre. Au contact de l'air, la surface d'une coulée volcanique se refroidit et durcit pendant que la lave continue de s'écouler dessous. Lorsque la coulée est tarie, il reste ce qu'on appelle un tube de lave.

Les parties les plus fragiles du plafond de ce tube peuvent parfois s'effondrer et laisser la place à un trou béant. Certains anciens tunnels de lave sont ainsi ponctués de lucarnes à intervalles réguliers. D'autres fois c'est tout le tunnel qui s'effondre, donnant naissance à une fissure sinueuse comme on en observe par exemple sur l'île volcanique de Lanzarote, dans l'archipel des Canaries.

Sur la Lune, l'exemple le plus célèbre de tunnel effondré est la Vallée de Schröter, une faille sinueuse large de 11 kilomètres, profonde de 1.000 mètres et qui ondule sur 160 kilomètres. Elle est observable sur la face visible avec un télescope d'amateur.

Des lucarnes pas seulement sur Terre

Après notre planète, c'est sur Mars que l'on a pu observer des lucarnes mettant à jour des tubes de lave.

Depuis 2007, Mars Reconnaissance Orbiter a fait plusieurs découvertes de ce type, chaque fois sur les pentes de grands volcans comme Olympus Mons. En 2009 un premier puits similaire est repéré sur la face visible de la Lune par la sonde LRO, au coeur de l'Océan des Tempêtes.

Ces découvertes récentes s'expliquent par la haute résolution qu'atteignent les caméras embarquées sur les sondes lunaires (la japonaise Kaguya aujourd'hui hors d'usage, et l'américaine LRO), mais également et surtout grâce à leur programme de vol.

Ces orbiteurs ont en effet pour objectif de survoler plusieurs fois un certain nombre de régions à différentes altitudes et sous différents éclairages : une procédure redoutable pour ne laisser passer aucune anomalie du terrain.

La lumière solaire arrive rarement au fond de ces puits, les rendant encore plus intriguants. Mais sur cette image réalisée par LRO au cours d'un survol de Mare Ingenii, on peut quand même observer dans le fond gauche du gouffre des rochers et débris provenant du plafond effondré.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

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Auteur : Jean-Baptiste Feldmann

Source : www.futura-sciences.com