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Cette actualité a été publiée le 13/02/2011 à 18h20 par Tanka.


UN STATUT POUR L'ANIMAL

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Un statut pour l'animal

Victime des doctrines issues des monothéismes, l'animal a été longtemps considéré comme une chose, un objet, un bien, une marchandise et non comme ce qu'il est : un être sensible.

Le droit traduit explicitement ce mépris du vivant non-humain. Il distingue deux catégories juridiques : les personnes et les biens.

Seuls les humains sont des personnes dotées de dignité, de prérogatives spécifiques, de droits subjectifs.

Les animaux sont des meubles et font l'objet d'appropriation, au même titre que les choses.

Protégeant la sensibilité humaine davantage que celle des animaux, le législateur en 1850 incrimina les actes de cruauté commis, d'abord publiquement, à l'encontre des animaux domestiques et de compagnie.

Publiquement : Car il fallait ne pas soumettre l'homme à la vision d'un acte cruel qui pouvait le troubler dans sa quiétude.

Cette exigence de publicité fut retirée du texte au 20'me siècle et tout acte de cruauté à l'encontre d'un animal captif ou domestique devint délit correctionnel, à l'exception des courses de taureaux et des combats de coqs dans les localités où existe une tradition ininterrompue.

Corridas et combats de coqs exigent des dérogations ce qui représente l'aveu de leur cruauté.

En 1976, la loi admettait que l'animal est un être sensible, sans en tirer les conséquences .

Les progrès en la matière s'avèrent d'une lenteur laborieuse. C'est que les lobbies veillent à bloquer toute évolution contraire à leurs sordides intérêts, et que l'opinion publique ne se mobilise que trop mollement pour pousser le législateur vers l'élargissement du cercle d'empathie.

D'un point de vue théorique, le droit devrait concevoir trois catégories juridiques : les personnes, les choses et les animaux non-humains.

Le premier droit que revendique l'animal non-humain tient à son exemption de tout acte de cruauté, de maltraitance, de négation de sa capacité d'éprouver le principe du plaisir déplaisir, c'est-à-dire le droit à vivre selon ses besoins physiologiques et comportementaux.

Dès lors, concrètement, deux réformes découlent du caractère sensible de l'animal (réforme ici conçue inversement à l'acception de régression chère au pouvoir politique français en place):

---- d'une part, la suppression des dérogations à la prohibition des actes de cruauté énoncées par le code pénal, c'est-à-dire l'abolition de la corrida et des combats de coqs.

---- d'autre part, l'assimilation des animaux sauvages aux animaux de compagnie car rien ne justifie que le coup de fourche sur un chien constitue un délit correctionnel, alors que le même coup de fourche sur un blaireau extirpé de son terrier constitue un acte de chasse autorisé.

La logique, le sentiment, la raison et le coeur se heurtent ici à des lobbies de l'élevage concentrationnaire, des spectacles taurins et de la chasse.

Aucun argument rationnel ne peut être invoqué pour justifier le sort monstrueux réservé aux poules en batterie, aux porcs en usines à viande, aux animaux suppliciés pour les jeux de l'arène, massacrés par millions par des fusillots anachroniques.

Aucune objection intelligible ne peut être opposée à la nécessité de cohérence appelant un statut de l'animal être sensible.

Un jour prochain viendra où le spécisme sera considéré à l'instar du racisme.

Reconnaître l'unité du vivant, refuser les frontières éthiques imposent d'élever la condition animale sans abaisser la condition humaine.

Bien au contraire, l'apprentissage du respect des êtres sensibles élève l'humain et le prépare à des relations apaisées, bienveillantes, altruistes.

Le lamentable parlement français, bien loin de ses valeurs progressistes demeure dominé par des hommes du passé, prisonniers des vieilles idéologies irrationnelles les amenant à mépriser l'animal doté d'un système nerveux supérieur, parfaitement conscient de ce qui lui advient, mais à vénérer la cellule souche et l'embryon humains.

Les lois dites de bioéthiques révèlent le poids de ces obscurantismes dans les assemblées légiférantes conduisant à nier la souffrance et le stress des êtres sensibles conscients et à adorer des brins d'ADN humain, simples potentialités de personnes.

L'abolition de la torture tauromachique, de la chasse, la prohibition de l'élevage concentrationnaire, n'interviendront qu'après un changement de personnels politiques.

En politique, nous vivons encore à l'ère des dinosaures religieux et valets des entreprises privées (de scrupules) .

Gérard CHAROLLOIS

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Auteur : Gérard CHAROLLOIS

Source : www.lepost.fr