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Cette actualité a été publiée le 04/05/2011 à 00h10 par Tanka.


UN NUAGE SUR LE TOIT DU MONDE

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L'expédition lauréate du Millet Expedition Project, « Un nuage sur le toit du monde » est partie le 2 avril dernier et reviendra mi-mai.

Direction le Népal au camp de base de l'Everest pour un documentaire scientifique, près de la Nepal Climate Observatory Pyramid (NCOP), la station de surveillance atmosphérique la plus haute du monde (5079 m).

Elue en Hors catégorie, l'expédition « Un nuage sur le toit du monde », soutenue par ARTE, regroupe des scientifiques et une équipe télé autour de la mission « Paprika » qui va étudier le nuage, Atmospheric Brown Cloud (ABC), responsable de la fonte des glaciers de l'Himalaya.

Qui aurait cru que les cimes des montagnes de l'Himalaya soient aussi polluées que les grandes villes d'Europe ?

C'est pourtant ce qu'a révélé il y a quelques années une étude franco-italienne qui a repéré des taux de suie élevés dans le nuage qui masque les sommets himalayens en fin de matinée. Ce nuage, décelé dans les années 90, modifie considérablement l'équilibre thermique de l'Asie.

Au-dessus de l'Océan indien, il refroidit les températures, limitant la condensation et modifiant ainsi la mousson et les chutes de neige qui renouvellent les glaciers.

En altitude, les aérosols absorbants, présents dans le nuage, participent au réchauffement global et accélèrent donc la fonte des neiges éternelles. Ce que prouvent des études scientifiques qui relèvent une augmentation de la température de 1,5°C les jours de forte concentration en suie du nuage.

L'Himalaya est la 3ième masse glaciaire de la planète (33 000 km²), il n'a cependant jamais suscité la même attention scientifique que les deux autres Pôles glaciaires.

Pourtant, ce massif représente des enjeux particuliers ; situé au coeur d'un continent qui rassemble 60% de la population mondiale et de pays émergents gourmands en énergie, il est considéré comme le château d'eau de l'Asie. Sa pollution a donc un impact direct sur les populations locales.

C'est donc dans un but de compréhension des enjeux scientifiques sur la pollution atmosphérique que l'expédition va suivre pendant 5 à 6 semaines dans des conditions de travail extrêmes à plus de 5 000 m d'altitude, la mission scientifique « Paprika », et réaliser un film éloquent sur les problèmes soulevés par l'activité humaine dans cette région.

Au-delà de l'aspect scientifique, c'est aussi des solutions d'adaptation et des stratégies par rapport aux risques que recherche la mission pour les populations locales.

 

Un article publié par kairn

 

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Source : www.kairn.com