Macron veut vendre des mini-réacteurs nucléaires au monde entier. Problème: Plus d'uranium dès 2040!

Un nouveau maïs adapté aux sols pauvres ? - Le Vrai d'UFO's ;o)

Accueil

Cette actualité a été publiée le 19/02/2010 à 12h47 par Michel95.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Un nouveau maïs adapté aux sols pauvres ?

Comment augmenter la production de maïs des petits paysans d'Afrique australe, sans l'engrais qui leur fait souvent défaut ?

Des organisations de recherche agronomique internationale, mais aussi du Kenya et d'Afrique du Sud, viennent de nouer, à Nairobi, un partenariat avec la multinationale de la chimie DuPont pour développer de nouvelles variétés de maïs hybrides, voire génétiquement modifiées, qui seraient adaptées aux sols pauvres en azote, très répandus dans cette région d'Afrique.

Le maïs est la première culture céréalière et la base de la nourriture en Afrique australe.

Malheureusement sa productivité n'a pas beaucoup progressé en 30 ans : elle a augmenté de 25%, pendant qu'elle doublait en Asie et en Amérique latine.

Mais dans ces deux régions du monde, on déverse 10 fois plus d'engrais par hectare qu'en Afrique australe où ces intrants sont hors de portée des petits paysans, la grande majorité des agriculteurs.

Leur coût est quatre à six fois plus élevé qu'en Europe ou aux Etats-Unis, du fait des problèmes de transports.

Résultat : 70% des 17 millions d'hectares de maïs semés en Afrique australe seraient cultivés sans les fertilisants azotés propres à doper les récoltes.

Développer des variétés de maïs adaptées à la pauvreté des sols serait donc finalement plus urgent que lutter contre les mauvaises herbes et les inclans.

C'est ce qu'a conclu le Centre international pour l'amélioration du maïs et du blé.

Ce centre de recherche non gouvernemental, basé à Mexico mais très actif en Afrique, s'est associé à deux instituts de recherche agronomique publics kényan et sud-africain.

Et surtout à la multinationale DuPont, dont la division de biotechnologies agricoles Pioneer a déjà bien avancé ses recherches dans ce domaine, en Californie et dans le Midwest.

En Afrique, les expérimentations devraient commencer par le Kenya.

La sélection des variétés par hybridation, dans un premier temps, devrait aboutir d'ici quatre ou cinq ans à augmenter les récoltes de 20%, promet un représentant de DuPont ; l'élaboration de variétés transgéniques, c'est-à-dire OGM, ne viendrait que dans un second temps, d'ici dix ans, si besoin.

Cela tombe plutôt bien puisque le Kenya, à la suite de l'Afrique du Sud, s'est pourvu d'une législation favorable aux OGM en 2004.

L'originalité, tout de même, c'est que ces nouvelles variétés seraient réservées aux petits paysans, ceux qui cultivent moins de 4 ha, et cela sans frais supplémentaire : DuPont renonce à ses royalties après des vendeurs de semence, qui devront s'engager en retour à vendre les nouvelles variétés au même prix que les anciennes.

Ce manque à gagner n'est pas que charité de la part du groupe de chimie, d'ailleurs la Fondation Gates apportera son aide, 19,5 millions de dollars, pour financer la recherche.

DuPont espère bien faire de cette expérimentation un tremplin pour, à terme, vendre ses variétés hybrides ou OGM aux agriculteurs d'autres régions du monde, plus solvables...

Source : rfi.fr

Info recueillie par Michel95

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

      

 

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter Michel95
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr

Commentaires des internautes

Laisser un commentaire sur cette actualité

Aucun commentaire n'a encore été déposé sur cette actualité.