Un meilleur réseau de surveillance des émissions - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 19/04/2011 à 13h58 par Fred.

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Un meilleur réseau de surveillance des émissions

 
Titre original : Un meilleur réseau de surveillance des émissions, une arme contre le réchauffement ?
 

Plusieurs scientifiques de l'académie des sciences de Grande-Bretagne ont recommandé la mise en place d'un meilleur réseau de surveillance des émissions de gaz à effet de serre, arme potentielle contre le réchauffement climatique.

Un meilleur réseau de surveillance pour les gaz à effet de serre est nécessaire pour anticiper les changements climatiques significatifs et pour inciter les pays à être honnêtes au sujet de la réduction de leurs émissions, d'après ce que des scientifiques ont déclaré lundi, d'après un communiqué de la Royal Society.

« Ce que nous espérons faire est de voir si le réchauffement alimente le réchauffement, notamment dans l'Arctique » a déclaré Euan Nisbet, un spécialiste des émissions de méthane pour l'Université de Londres.

« Notre réseau de surveillance est extrêmement limité. Nous avons l'impression que davantage d'observations sont nécessaires ».

Un réseau de stations pourrait fournir une réponse technique au problème de la mesure des émissions de gaz à effet de serre.

De telles mesures pourraient prévenir des points culminants potentiels de changement climatique, d'après ce que les scientifiques ont indiqué dans une étude publiée par l'académie des sciences de Grande-Bretagne, la Royal Society.

Les données pourront aussi être utilisées pour vérifier les bilans d'émissions de gaz à effet de serre rapportés par les pays dans le cadre de l'actuel Protocole de Kyoto et de son possible successeur après l'expiration de ce traité en 2012.

Le climat de la Terre dans le passé a changé sur une période de temps relativement courte, se réchauffant plus rapidement il y a 12000 ans qu'à la fin de la dernière période glaciaire.

Les scientifiques ne savent pas avec certitude la cause de ce phénomène et ont prévenu qu'il était possible qu'un changement climatique brusque ait lieu à cause des émissions de gaz à effet de serre rejetées par les activités humaines.

Ils s'inquiètent notamment du fait que la fonte du pergélisol Arctique entraîne un pourrissement des plantes et des émissions de méthane en conséquence, un gaz à effet de serre qui aggraverait le réchauffement climatique.

Euan Nisbet a déclaré que la Terre était pour la dernière fois sortie d'une période glaciaire « en une décennie environ », faisant référence au réchauffement rapide suivi par une fonte de la glace prolongée, et a prévenu des conséquences graves d'un tel phénomène s'il se répétait aujourd'hui.

Une fonte de la glace d'été Arctique a été observée ces dernières années, atteignant son niveau le plus bas en 2007 et correspondant à un pic des émissions de méthane.

« En 2007, les émissions de méthane en Arctique ont augmenté très vivement, et se sont ensuite stabilisées un peu plus tard. La question est de savoir quelles en sont les causes » a indiqué le scientifique.

Par ailleurs, le système de surveillance préconisé par les scientifiques permettrait de mettre en place un test indépendant des bilans d'émissions soumis par les pays au niveau national. Dans le cadre du Protocole de Kyoto, près de 40 pays industrialisés font part de leurs émissions et doivent atteindre des objectifs contraignants entre 2008 et 2012.

Une question particulièrement délicate dans les négociations internationales pour définir un nouveau traité de lutte contre le changement climatique à partir de 2013 concerne le degré de surveillance que les inspecteurs internationaux doivent appliquer au sujet des bilans d'émissions soumis par les pays. Un réseau de stations pourrait fournir une réponse technique.

« Nous essayons de vérifier les émissions de gaz à effet de serre qui sont déclarées par les différents pays » a déclaré Euan Nisbet. « Les mesures d'émissions comportent des erreurs considérables ».

Une façon de vérifier les bilans nationaux consiste à compter l'ensemble des sources d'émissions de gaz à effet de serre, depuis les véhicules jusqu'aux vaches en passant par les centrales électriques d'un pays.

Une autre est d'utiliser un réseau amélioré de stations climatiques pour mesurer les émissions de gaz à effet de serre dans l'air et d'utiliser les vents dominants pour calculer d'où viennent ces émissions.

L'étude publiée par Euan Nisbet est l'une des quinze analyses publiées dans un numéro spécial du journal Philosophical Transactions of the Royal Society, évoquant des questions de recherche essentielles pour mieux comprendre l'impact des émissions de gaz à effet de serre sur le climat.
 

Un article de Sandra BESSON, publié par actualites-news-environnement.com

 

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Auteur : Sandra BESSON

Source : www.actualites-news-environnement.com

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