Un guide alsacien pour repérer les OGM dans nos assiettes - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 22/01/2011 à 22h19 par Tanka.


UN GUIDE ALSACIEN POUR REPÉRER LES OGM DANS NOS ASSIETTES

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Un guide alsacien pour repérer les OGM dans nos assiettes

Le groupe local de Greenpeace en Alsace vient d'éditer un guide des produits alsaciens exempts ou non d'OGM. Une façon pour l'association d'alerter les consommateurs sur l'absence d'étiquetage des produits issus d'animaux nourris aux plantes OGM.

La grande majorité des plantes OGM (génétiquement modifiés) sont destinées à l'alimentation des animaux d'élevage qui se retrouvent ensuite, sous une forme ou une autre, dans nos assiettes. Or, la loi n'impose pas d'étiqueter ces produits.

Alors, comment savoir si les oeufs, la viande, la charcuterie, le lait et le fromage ne sont pas issus d'animaux nourris au OGM ? Pour le groupe local Greenpeace de Strasbourg, il était important de réaliser un guide des produits alsaciens avec ou sans OGM.

« Il y a un risque potentiel, explique Clément Moussay, juriste au groupe local. Un animal qui a consommé des OGM peut être un risque pour la santé humaine. Or aujourd'hui, la législation ne permet pas de savoir si les animaux ont consommé des OGM. Si l'étiquetage est obligatoire pour les végétaux OGM et les produits dérivés, pour des taux d'OGM supérieurs à 0,9 %, il ne l'est pas pour les produits issus des animaux d'élevage nourris aux OGM. »

Comment l'ingestion d'aliments OGM peut-elle influer sur la qualité des aliments présents dans nos assiettes ? Il n'est pas facile de répondre à cette question en l'absence d'études poussées sur la question.

Néanmoins, un certain nombre de scientifiques pointent que même si peu de molécules résistent à la digestion dans l'estomac, les insecticides produits par les plantes OGM pourraient échapper à cette digestion. On l'a vu pour le prion, qui est une molécule très résistante à l'action des acides gastriques, et qui a généré la crise de la vache folle, chez des animaux nourris aux farines animales.

D'autre part, on ne sait pas comment, dans la plante OGM, les gènes introduits influent sur son métabolisme et s'ils n'entraînent pas l'apparition ou l'augmentation de substances toxiques déjà existantes.

De la même manière, se pose aussi la question des éventuelles allergies alimentaires que pourrait induire l'apparition de nouvelles molécules ou de leurs métabolites dans les produits dérivés d'animaux nourris aux OGM.

Un risque que l'Efsa (Agence européenne de sécurité alimentaire) a soulevé en juillet dernier, en indiquant que « les aliments OGM pourraient contenir certaines quantités de protéines nouvelles ou existantes susceptibles de provoquer des allergies alimentaires chez l'homme et chez l'animal ». Elle a demandé dans la foulée que le pouvoir allergène « de ces OGM et des aliments qui en sont dérivés soit évalué avant que ces produits ne soient mis sur le marché ».

Devenez lanceur d'alertes

Combat pacifique pour la Vie





Auteur : lalsace.fr

Source : www.lalsace.fr