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Cette actualité a été publiée le 10/04/2010 à 15h11 par Tanka.


UN COMPLOT POLITIQUE CONTRE LE GIEC ?

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Un complot politique contre le GIEC ?

Dans cet édito, Volodia Opritchnik suggère une nouvelle lecture du Climategate. Sans revenir sur le fond de l'affaire, l'expert des questions climatiques s'interroge sur le contexte politique du pays par lequel le scandale est venu.

Juste une hypothèse

Jamais depuis sa création, en 1988, le GIEC n'aura subi d'aussi violents assauts que ceux lancés depuis le début de l'année. Coordonnées, les attaques se sont déroulées en trois vagues principales.

Il y eut d'abord le vol et la publication, très sélective, des courriels échangés par des climatologues britanniques. Des e-mails, où l'on apprenait – ô surprise ! – que ces scientifiques ne portent pas dans leur coeur les climato-sceptiques. Un malheur ne venant jamais seul, ce fut ensuite au tour du président du GIEC, Rajendra Pachauri, d'être violemment attaqué. Pêle mêle, on lui reproche la qualité de ses costumes, d'écrire à ses heures perdues un roman érotique, de beaucoup voyager en avion. On attend les critiques sur sa coupe de cheveux.

Bien sûr, dans cette préparation d'artillerie, certains obus ont touché juste.

Collectivement, le GIEC a enfreint ses propres règles en « confondant » l'interview d'un chercheur parue dans le New Scientist avec une étude publiée dans une revue scientifique avec comité de lecture. Cette bévue invalide les pronostics de fonte des glaces himalayennes (2035 !) du dernier rapport d'évaluation. On reproche aussi au réseau d'avoir surestimé la superficie des Pays-Bas située sous le niveau de la mer... bien que lesdits chiffres lui aient été fournis par une agence gouvernementale néerlandaise.

Qu'ont en commun ces arguments ? D'abord de cibler les auteurs de la Bible du changement climatique. Ensuite d'avoir, la plupart du temps, été initialement expédiés dans la médiasphère par la presse conservatrice britannique, Sunday Times, en tête. Cette rampe de lancement pourrait, peut-être, signer l'origine du « complot ». La Grande-Bretagne est en pleine campagne électorale. Tous les sondages donnent gagnant le parti Tory, drivé par David Cameron, brillant quadragénaire tout acquis aux thèses du GIEC. Hélas, l'opinion du député de Witney n'est pas – du tout – partagée par ses pairs. De là à imaginer une campagne de presse pour mettre tout le monde d'accord au sein du parti conservateur, il n'y a qu'un pas...

Réel ou supposé, le dézingage prémédité du GIEC s'annonce dévastateur : selon un récent sondage de la BBC, 25% des sujets de sa Majesté ne croient plus au changement climatique. Ils n'étaient que 15% en novembre dernier.

Dans la lettre n°65 de l'Usine à GES (mars 2010), Volodia Opritchnik publie un dossier très complet sur les conséquences des activités humaines sur le "système terre", dans lequel le spécialiste du climat s'interroge sur les limites écologiques que nous pourrions, ou non, dépasser. En voici un extrait :

Invasive, l'espèce humaine a achève sa conquête de la terre. Il n'est, sans doute, plus une ile, un arpent de foret vierge, un versant de montagne a n'avoir été foulé, au moins, par les pieds d'Homo sapiens. Seuls les grands fonds marins font encore figure de terra incognita. Un statut précaire au vu de la course aux ressources sous-marines a laquelle se livrent de nouveau les grandes puissances. Jamais, dans sa deja longue histoire, une seule espece n'avait aussi rapidement exerce une influence aussi grande sur la terre. Au point d'en modifier les grands equilibres. Raison pour laquelle le paléoclimatologue William Ruddiman et le prix Nobel de chimie Paul Crutzen proposent la création d'une nouvelle ère géologique correspondant a notre règne : l'anthropocène !

La question est débattue au sein d'un groupe de travail de la sous-commission du quaternaire de la Commission internationale de stratigraphie. Patience, donc.

Avons-nous encore le temps d'attendre ? C'est un peu la question que s'est posé Johan Rockstrom. Il y a quelques mois, le directeur exécutif du centre de résilience environnemental de Stockholm a lance un programme original. Alors que la population flirte avec les 7 milliards d'individus, quelles sont, s'est demande le scientifique suédois, les limites écologiques à ne pas dépasser ?

Source : energie.lexpansion.com


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Information recueillie par Laurence

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