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Cette actualité a été publiée le 21/12/2009 à 18h58 par Tanka.


UN CLIMAT PLUS SENSIBLE AU CO2

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Un climat plus sensible au CO2

Information recueillie par Tanka

Le climat serait plus sensible qu'on le croit à la présence de CO2 dans l'atmosphère.

C'est ce que démontre une nouvelle étude publiée par des chercheurs des universités de Yale et Hong Kong sur le site Internet du journal scientifique mensuel Nature Geoscience, basé à Londres.

En étudiant des prélèvements de sédiments au fond des océans, l'équipe menée par Mark Pagani, de l'Université Yale, a constaté qu'une hausse « relativement faible » des niveaux de CO2 dans l'atmosphère avait entraîné « une hausse substantielle » du réchauffement planétaire il y a 4,5 millions d'années.

Selon l'étude, les températures mondiales étaient alors de 2 à 3 degrés Celsius supérieures à celles d'aujourd'hui, tandis que la teneur en dioxyde de carbone (CO2) de l'atmosphère était comprise entre 365 et 415 parties par millions (ppm), soit près de la concentration actuelle qui est d'environ 386 ppm.

Les chercheurs estiment avoir observé le phénomène en ne prenant pas uniquement en compte des effets à court terme de la fluctuation climatique, comme la vapeur d'eau atmosphérique, les nuages, les aérosols ou la répartition des glaces en mer. Ils ont plutôt inclus des effets à long terme, comme le changement des calottes glaciaires continentales, les écosystèmes terrestres et autres gaz à effet de serre (GES) que le CO2.

« Ce travail et d'autres reconstructions du climat ancien révèlent que le climat de la Terre est plus sensible au dioxyde de carbone atmosphérique » que ne le soutiennent les politiques, affime M. Pagani dans un communiqué de l'Université de Yale, au lendemain de la fin du sommet de Copenhague.

« Comme rien n'indique que l'avenir se comportera différemment du passé, il faut s'attendre à quelques degrés de réchauffement continuels, même si nous maintenons les concentrations de CO2 au niveau actuel », prévient-il.

Une étude publiée le 6 décembre et portant sur le climat au Pliocène moyen (il y a trois millions d'années) avançait des conclusions similaires. Les chercheurs, sous la supervision de Daniel Lunt, de l'Université de Bristol, en Grande-Bretagne, avaient démontré que les températures étaient à l'époque de 3 à 5 degrés Celsius plus chaudes qu'aujourd'hui, alors que l'atmosphère ne contenait guère plus de CO2 que maintenant.

Ces études tendent à démontrer qu'on est encore loin du compte pour éviter un réchauffement global de la planète, alors que le projet d'accord conclu à Copenhague ne prévoit aucune cible contraignante de réduction des émissions de GES et se contente de limiter à 2 degrés Celsius le réchauffement climatique, par rapport aux niveaux pré-industriels.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse


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