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Cette actualité a été publiée le 30/10/2009 à 18h24 par Tanka.


UN CHEF INDIEN PRÉSENTE SON FILM POUR ÉVEILLER LES CONSCIENCES

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Un chef indien présente son film pour éveiller les consciences

Information recueillie par Tanka.

Art Pirakuma, chef des Yawalapiti, une tribu du Brésil, présentait son film hier à Toulouse.

Le Museum de Toulouse accueillait hier le chef Amerindien de la tribu Yawalapiti, Pirakuma, venu présenter son film « Itasatxi, le dernier adieu ». Chronique de l'année de deuil suivie par la tribu après la mort de l'un des leurs, ce film a la particularité d'avoir entièrement été réalisé par les indiens eux-mêmes dans leur langue maternelle, l'Aruak. « L'idée c'est de créer un support pédagogique pour que la langue puisse être enseignée aux enfants tout en faisant découvrir la richesse de cette culture » explique Serge Giraud, président de Jabiru Prod, association toulousaine qui a financé le projet. A l'heure actuelle, seules 19 personnes comprennent l'Aruak et ils sont tout juste 8 à le maîtriser parfaitement, d'où l'urgence de se créer un support matériel pour éviter qu'elle ne tombe dans les oubliettes de l'histoire.

Le chef Amérindien Yawalapiti souhaite par ailleurs, à travers ce film, alerter l'opinion publique sur les menaces qui pèsent sur l'écosystème. « Notre tribu est une ethnie du Parc Indigène du Xingu située au coeur du Brésil, elle est en première ligne pour subir les ravages de l'exploitation sauvage de l'Amazonie : déforestation, constructions de barrages, pollution des rivières....» s'alarme Pirakuma. A l'heure où le défi écologique est plus que jamais au coeur de l'actualité, les tribus indiennes subissent déjà les premiers effets du réchauffement climatique. Ainsi les pluies ont fortement diminué, entraînant une baisse alarmante du niveau des rivières. « Le président Lula est en dehors de toute réalité ! Il n'agit pas assez pour faire pression sur les industriels afin qu'ils respectent l'environnement » poursuit Pirakuma.

Déjà, en début d'année de nombreux petits indiens sont tombés malades à cause de la pollution des rivières. A terme, les conséquences pour la survie de ces tribus pourraient donc être catastrophiques. « Je compte sur vous, Français, pour faire pression sur votre gouvernement pour qu'il fasse bouger les choses » conclut le chef indien.

Pirakuma achève ce soir son étape toulousaine, et présente une dernière fois son film à Auzeville à 20 h 30 à la salle de la Durante.

Sophie Sarrans

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