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Cette actualité a été publiée le 29/11/2011 à 09h15 par Tanka.


UN AGRICULTEUR PORTE PLAINTE APRÈS AVOIR PERDU SON LABEL BIO

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Un agriculteur porte plainte après avoir perdu son label bio

 
Un agriculteur haut-viennois a perdu sa certification bio sur l'un de ses terrains. La faute, selon lui, à l'épandage non maîtrisé d'insecticides sur des châtaigneraies voisines.

Un habitant de Chalus, Raymond Gibeau, vient de porter plainte auprès du Procureur de la République après avoir perdu son label bio sur l'un de ses terrains. La pulvérisation par hélicoptère d'insecticides sur des châtaigneraies voisines serait la cause de tous ces maux.

Scénario identique en Corrèze

En août 2011, le produit se serait répandu sur un terrain en conversion où l'agriculteur comptait cultiver des légumes. Quelques jours après le passage de l'hélicoptère, Ecocert, un organisme de contrôle bio, a effectué une visite inopinée chez Raymond Gibeau. Des analyses ont été effectuées et ont démontré la présence de pesticides dans l'herbe. Ecocert a alors retiré la certification de l'agriculteur, mais uniquement sur ce terrain.

Ce n'est pas la première plainte qui va être instruite en matière d'épandage aérien. Un scénario identique s'était déroulé à Allassac, en Corrèze.

Des associations écologistes, des apiculteurs et des particuliers avaient également déposé plainte après un épandage sur des châtaigneraies.

Le même produit phytosanitaire est mis en cause à chaque fois. Il s'agit du lambda-cyhalothrine, l'une des quarante-sept substances figurant sur la liste des produits dangereux établie par le ministère de l'Agriculture. Son utilisation est interdite, sauf dérogation accordée dans un cadre très strict par la préfecture.

Un produit dangereux ?

« J'ai l'impression que l'on ne se rend pas compte de la dangerosité de ce produit, s'agace aujourd'hui Raymond Gibeau. Il existe des traitements biologiques pour les châtaignes qui marchent très bien. Pourquoi ne pas utiliser ceux-là ? »

Fabrice Micouraud, président d'Allassac ONGF que nous avions rencontré il y a un mois en Corrèze, avait lui aussi mis en garde contre ce produit. « C'est un perturbateur endocrinien qui peut être à l'origine des problèmes de thyroïde dont souffrent des habitants du secteur ».

La société Ecolim, qui vait effectué ces épandages en Corrèze, avait alors répondu que la nouvelle réglementation était « très difficile à appliquer à la lettre. » Tout en assurant ne « pas avoir commis de fautes ».

 
Un article de Franck LAGIE, publié par Ma ville
 

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Auteur : Franck LAGIE

Source : www.maville.com