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Cette actualité a été publiée le 17/03/2011 à 18h49 par Tanka.


TUNISIE, LES VERTS APPELLENT LE GOUVERNEMENT À RENONCER AU NUCLÉAIRE

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Tunisie, les verts appellent le gouvernement à renoncer au nucléaire

 
Abdelkader Zitouni, président de Tunisie Verte, demande au gouvernement de transition de renoncer au projet de la centrale nucléaire prévue en 2020 en Tunisie, et de s'orienter vers les énergies propres. "En matière de nucléaire, on est à la merci d'un accident, à l'instar de celui du Japon", prévient-il.

Le risque d'une catastrophe nucléaire majeure au Japon, conséquence du violent séisme doublé d'un tsunami survenu au pays du soleil levant, a remis aux devants de la scène, le débat sur le nucléaire, comme source de production énergétique. En France, deuxième pays nucléaire dans le monde, le Président français Nicolas Sarkozy fervent défenseur de l'atome vient d'ordonner un audit sur les centrales nucléaires de l'Hexagone. En Allemagne, la chancelière allemande, Angela Merkel, a décidé la fermeture provisoire de sept centrales, et a décrété un moratoire sur sa décision de prolonger la durée de vie de certaines centrales nucléaires, dont la moyenne d'âge est de 30 ans.

Dans cette psychose anti-nucléaire ambiante, les yeux sont rivés sur le Japon où les risques d'émissions radioactives augmentent d'un instant à l'autre, donnant raison à ceux qui ont toujours affiché une hostilité farouche au nucléaire, comme une solution alternative aux énergies fossiles. En tête, les partis verts d'Europe, notamment de France et d'Allemagne, qui montent au créneau avec la crise japonaise, pressant leurs gouvernements de revoir leurs choix nucléaires. Les verts tunisiens crient aussi au danger, et exigent l'abandon des choix nucléaires programmés.

La Tunisie a prévu, sous l'ancien régime, la construction d'une centrale nucléaire d'une puissance de 900 MW pour la production de l'électricité à l'horizon 2020.

La réalisation de ce projet est confiée à la STEG, et devrait couvrir 20 % de nos besoins en électricité. Un accord d'énergie nucléaire civile a été signé entre la Tunisie et la France en 2008, à l'occasion de la visite du Président Nicolas Sarkozy dans notre pays.

Une année après, lors de la visite de François Fillon, son Premier ministre, Tunis et Paris ont signé un accord-cadre de coopération devant déboucher sur la construction d'une centrale nucléaire en Tunisie à l'horizon 2020. Le groupe français Areva qui vend ses réacteurs un peu partout dans le monde, devrait être le concepteur et le constructeur de la future centrale nucléaire tunisienne.

Mais, avec la remise à plat en cours dans de nombreux secteurs économique, plusieurs projets lancés par l'ancien régime vont passer à la trappe, qu'en est-il de celui de la centrale nucléaire ?

Interrogée par Gnet, une source informée au ministère de l'Industrie et de la Technologie, nous dit que rien de concret n'a été encore entrepris en matière de ce projet, excepté les études. A en croire la même source, le gouvernement provisoire, dont le rôle est d'expédier les affaires courantes, n'a pas vocation à décider de revenir sur un projet de ce type.
 

 
"Tunisie verte est en contact avec les verts allemands"

Joint au téléphone par Gnet, Abdelkader Zitouni, président de Tunisie Verte, ne l'entend pas de cette oreille.

L'avenir de la Tunisie appartient à tous les gouvernements, qu'il soit de transition ou non. "Nous demandons au gouvernement de transition de renoncer à ce projet nucléaire, et de s'orienter vers les énergies propres", exhorte Abdelkader Zitouni, dont le parti, interdit sous Ben Ali, vient d'être légalisé, alors que le dossier de sa constitution était déposé en 2004. Depuis cette date, le parti était actif sur le front écologique, et était reconnu par les verts français, allemands, européens, africains etc., fait savoir son président.

L'hostilité de Tunisie Verte au nucléaire ne date pas d'aujourd'hui. "Depuis la visite de Sarkozy en 2008 en Tunisie, nous avons dénoncé l'accord sur le nucléaire conclu alors entre la Tunisie et la France", souligne Abdelkader Zitouni. "Nous avons appelé depuis à la promotion des énergies propres. La Tunisie est le pays de la mer, du soleil et a un grand potentiel en la matière. Ce sont là, des énergies utiles qui peuvent créer des milliers d'emplois", affirme-t-il.

Pour ce vert tunisien, le nucléaire pose de nombreux problèmes. "L'énergie nucléaire est dangereuse et nettement plus chère, elle génère des déchets qui restent pendant des années enfouis dans la terre, avec tous les risques que cela comporte". "En matière de nucléaire, on est à la merci d'un accident, comme cela s'est passé au Japon", prévient-il.

Tunisie verte est en contact avec les verts allemands, selon son président. "C'est grâce aux verts allemands que l'Allemagne est en train de réviser sa politique nucléaire", se réjouit Abdelkader Zitouni, dont le parti est membre de Global Green.
 

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Auteur : gnet.tn

Source : www.gnet.tn