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Cette actualité a été publiée le 09/08/2011 à 17h27 par Tanka.


TROIS MILLE FLOTTEURS EN MER MESURENT LE CLIMAT

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Trois mille flotteurs en mer mesurent le climat

 
Ces engins sont construits à Lorient. Les données qu'ils collectent sont traitées à Brest.Bientôt, ils descendront à moins 3 500 mètres.

Le projet était beau et compliqué : avoir en permanence 3 000 stations de mesures immergées, réparties sur tout le globe et ainsi capables de prendre le pouls des océans : température, salinité. Trente pays l'ont fait. C'est le réseau Argo.

« L'idée initiale, c'était d'observer l'océan de façon globale et en profondeur afin d'être complémentaire aux mesures des satellites, notamment celles de Jason », explique Pierre-Yves Le Traon, responsable du projet à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) de Brest.

Il s'agit de mieux comprendre les rapports entre océans et climat. De l'espace, on mesure très bien la surface de l'océan. Mais, sans Argo, les profondeurs seraient restées le monde du silence. Les missions en bateau sont trop ponctuelles pour offrir une vision globale.

800 nouveaux par an

Le réseau fonctionne depuis 2007. Les États-Unis fournissent un peu plus de la moitié des engins, suivis par le Japon et l'Europe. L'Ifremer Brest a mis au point les flotteurs Provor et Arvor, commercialisés par la société lorientaise NKE, dont s'équipent les Européens. Brest héberge l'un des deux centres mondiaux de traitement des données transmises par cette petite armée de robots.

Les données Argo figurent parmi les plus utilisées pour la recherche sur l'océan et le climat. Température et salinité renseignent sur les courants et les échanges air-mer, passés et à venir. Un peu comme les ballons sondes lâchés tous les jours dans l'atmosphère pour prédire la météo, elles servent aux prévisions océaniques de Mercator Océan valables pour deux semaines. Les professionnels de la mer (pêche, pétrole offshore, navires de commerce, travaux maritimes...) les utilisent également. Elles participent aussi aux modèles de prévisions climatiques à six mois. Et mesurent les changements climatiques.

L'expérience de quatre ans est un peu courte pour tirer des conclusions, mais Pierre-Yves Le Traon l'assure : « Le changement climatique se retrouve aussi en profondeur. » Selon la NOAA (National oceanic and atmospheric administration aux États-Unis), 2010 a été avec 2005 l'année la plus chaude jamais enregistrée.

Au fond des océans, les courants sont assez faibles. Les flotteurs restent à peu près stables. Sauf dans l'océan Austral, où ils peuvent parcourir plusieurs milliers de kilomètres en quatre ans de vie. À court d'énergie, ils finissent par couler. Pour maintenir le réseau, il faut en mettre 800 nouveaux à l'eau, chaque année. La France en fournira 80. Ils seront financés grâce aux huit millions d'euros obtenus dans le Grand emprunt pour le projet Naos. Ce projet développera la nouvelle génération des flotteurs Argo français.

Ces futurs flotteurs plongeront plus profond, à 3 500 m. Ils seront capables d'explorer les régions polaires. Leurs nouveaux capteurs mesureront aussi la concentration en oxygène (un indice important du changement climatique) et la concentration en phytoplancton.
 

Un article de Sébastien PANOU, publié par Ouest-france

 

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Auteur : Sébastien PANOU

Source : www.ouest-france.fr

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  • climat