Taxe Robin des Bois : Sarkozy rappelé à ses engagements - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 18/02/2011 à 14h59 par Tanka.


TAXE ROBIN DES BOIS : SARKOZY RAPPELÉ À SES ENGAGEMENTS

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Taxe Robin des Bois : Sarkozy rappelé à ses engagements

A la veille du G20, Attac, Oxfam, Aides et Coalition Plus ont lancé leur campagne en faveur d'une taxe sur les transactions financières pour le développement et le climat.

"Taxer les riches pour aider les pauvres", lance un très britannique Robin des Bois depuis son estrade place de la Bourse à Paris. Dans le cadre de la journée mondiale de mobilisation sur la taxe sur les transactions financières, un collectif associatif a rassemblé quelque 300 personnes jeudi 17 février devant le palais Brongniart pour le lancement de la campagne en faveur de la Taxe Robin des Bois. Oxfam, attac, Aides et Coalition Plus appellent à réduire la spéculation pour lutter contre la pauvreté à l'aide d'une taxe pour le développement et le climat. "Pourquoi attendre ? Aux actes Nicolas !", interpelle le Robin des Bois du jour. Il n'est pas si fréquent qu'un projet de Nicolas Sarkozy se trouve aussi vigoureusement relayé dans la rue.

Nicolas Sarkozy : "pourquoi attendre ?"

Le président de la République se déclare régulièrement en faveur de ce principe de taxation. Il l'a fait notamment à la tribune des Nations Unies en septembre dernier : "Les financements innovants, la taxe sur les transactions financières, nous pouvons le décider ici. Pourquoi attendre ?", s'interrogeait-il. Le collectif associatif prend donc le chef de l'Etat au mot au moment où il se trouve à la tête du G20.

Les ministres des Finances du G20 doivent "agir" dès leur première réunion sous présidence française, vendredi 18 et samedi 19 février à Paris, pour "éviter une crise alimentaire imminente" et mettre en place une taxe sur les transactions financières, ont déjà réclamé mercredi les responsables d'Oxfam.

A la veille de cette réunion, les associations redoutent des engagements de façade. "Nous serons très rapidement fixés sur la réelle capacité de la France à agir concrètement et rapidement sur la taxe sur les transactions financières pour le développement et le climat", a déclare Luc Lamprière, directeur d'Oxfam France, dans un communiqué.

Financer les programmes d'urgence

Crise alimentaire, lutte contre le sida, adaptation aux changements climatiques, ou politiques d'éducation, la taxe doit permettre de financer les programmes d'urgences sociales et environnementales à travers le monde. Son principe est simple, comme l'explique Khalil Elouardighi de Coalition Plus qui rappelle qu'une telle taxe fonctionne déjà en Grande-Bretagne, "elle a été mise en place sous Thatcher il y a 25 ans et rapporte autour de 4 milliards d'euro chaque année." Pour le militant associatif, le calcul est rapidement fait : "A l'échelle mondiale, une taxe de 0,05% rapporterait au moins 300 milliards de dollars par an."

Le mouvement Taxe Robin des Bois sait que la mise en place de la collecte peut prendre un peu de temps. "Mais, dès la première année, et si tous les pays ne participent pas immédiatement, la taxe peut tout de suite produire quelques dizaines de milliards, de quoi boucher les déficits existants de certains fonds mondiaux comme celui de la lutte contre le sida", précise Khalil Elouardighi qui s'enthousiasme : "Et le jour où on atteint les 300 milliards, cela suffit à financer l'ensemble des programmes pour le développement et le climat. Cela permet de ne pas avoir à privilégier un programme plutôt qu'un autre."

Une taxe "infinitésimale"

Le président français Nicolas Sarkozy plaide donc lui aussi pour la mise en place d'une taxe "infinitésimale" sur ces transactions pour financer l'aide au développement. Il a récemment suggéré qu'un "groupe de pays leaders" l'adopte pour montrer l'exemple. En France mais aussi en Allemagne et en Autriche, des élus se sont déjà rencontrés et préparent un projet allant dans ce sens.

Des députés PS conduits par Jean-Marc Ayrault et leurs homologues allemands du SDP travaillent sur une proposition de loi commune concernant l'instauration d'une telle taxe. "France et Allemagne pourraient donner l'exemple et espérer avoir une force d'entraînement", estime Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l'Assemblée, notant que ces deux pays réalisaient, à eux deux, 30 à 40% des transactions européennes.

De son côté, pour Coalition Plus, Khalil Elouardighi prévient : "il n'est pas question d'accepter une taxe au rabais." De plus, il estime qu'il n'est plus possible d'attendre et que la France doit avancer et donner une impulsion, sans attendre de savoir si le G20 aboutit : "Nicolas Sarkozy peut commencer seul : ses homologues seront certainement plus sensibles à des actions qu'à des mots." Le mouvement Taxe Robin des Bois compte bien rappeler son engagement au chef de l'Etat avant la fin de la présidence française du G20.

 
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Auteur : Louis Morice - Nouvelobs.com

Source : tempsreel.nouvelobs.com