Taxation du diesel : 13 raisons d'aller encore plus loin - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 05/03/2013 à 15h43 par Fred.


TAXATION DU DIESEL : 13 RAISONS D'ALLER ENCORE PLUS LOIN

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Taxation du diesel : 13 raisons d'aller encore plus loin

 

Le gouvernement souhaite réduire l'impact du diesel, extrêmement polluant. Mais que faire du diesel déjà produit si aucune voiture ne l'utilise ? Est-ce que rouler au sans plomb va rendre notre air plus pur ? Notre contributeur, Yves Paccalet, écologiste et philosophe pousse un coup de gueule sur un modèle reposant sur les hydrocarbures et la voiture personnelle.

Le gouvernement envisage de taxer le diesel... Ce que je vais dire ici ne fera pas plaisir à grand monde; et même me créera de nouveaux ennemis, une denrée dont je ne manque pas. Je vais parler de la voiture automobile, de la bagnole, du char, de la tire, de la guimbarde, de la caisse, du tas de rouille ou du tas de boue. Et de ce qui fait cracher son moteur : l'essence, le super, le gazole, le diesel, la benzine, le carburant, en un mot : le pétrole.

Je tiendrai le discours de l'écologiste borné, dans la version scientifique du personnage; autrement dit, sous son aspect le plus emmerdant.

(...)

Je mènerai mon argumentation en treize points (pour être sûr de porter malheur à tout le monde).

1. Le diesel est-il plus polluant que l'essence ?

(...)

2. Le gazole est-il plus dangereux pour la santé que le super ?

(...)

3. Le diesel cause-t-il 45.000 morts par an en France à cause des particules fines ?

(...)

4. Les pots d'échappement des voitures actuelles ont-ils de bons filtres ?

(...)

5. Sans diesel, notre atmosphère en deviendrait-elle plus propre ?

(...)

Si les moteurs de nos véhicules ne les brûlent pas, il ne viendra à l'idée de personne de les jeter (et où ? pour provoquer quelles marées noires ?). Ces substances iront dans nos chauffages domestiques et nos centrales thermiques sous leurs autres noms de "fioul" ou de "mazout". Sachant que les filtres de ces installations sont moins efficaces que ceux des bagnoles diesel modernes, on peut parier que la pollution par les particules fines ne fera qu'empirer.

6. Faut-il augmenter le prix du gazole en France, en relevant la taxe qui y est attachée ?

(...)

7. Peut-on utiliser d'autres carburants fossiles ?

(...)

8. Les biocarburants sont-ils la solution ?

Ne comptons pas davantage remplacer les hydrocarbures fossiles par des biocarburants fabriqués à l'échelle industrielle : ceux-ci méritent plutôt le nom de "nécrocarburants" (carburants de la mort). Les champs immenses où ils doivent être produits nécessitent des quantités terrifiantes d'eau, d'engrais et de pesticides, et privent les pauvres de leurs meilleures terres arables : ce sont les pires agents de la famine qu'on puisse imaginer.

9. La moteur électrique peut-il remplacer le moteur thermique ?

(...)

10. Essence ou diesel ?

On l'a compris : je ne défends pas plus le diesel que l'essence. Les deux me désolent à peu près également. La civilisation de la bagnole tout entière me consterne.

11. La crise de l'automobile est-elle un drame ?

(...)

12. Combien de voitures en circulation ?

Une précision : il existe, aujourd'hui, environ 1 milliard de voitures dans le monde. Si le niveau de vie moyen des Chinois rattrape, en 2030, celui des Américains, alors on comptera, rien qu'en Chine, 1,5 milliard de bagnoles. Sachant que les Indiens, les Indonésiens, les Brésiliens et tous les autres humains voudront, eux aussi, leur tas de rouille ou leur tas de boue, où prendrons-nous le carburant nécessaire ? Et que deviendra notre atmosphère – connaissant le niveau de pollution auquel sont d'ores et déjà confrontés les habitants de Pékin ou de Chongqing, asphyxiés par des nuages permanents de gaz toxiques, de poussières et de particules fines ?

13. Vers un nouveau monde ?

La civilisation de la bagnole a porté l'Occident et son économie depuis le début du XXe siècle, et surtout depuis la Deuxième Guerre mondiale. Mais elle n'est pas généralisable. Elle agonise. Elle convulse. Elle tente de produire toujours plus de véhicules, mais c'est une fièvre, un vomissement, une diarrhée fatale... Promouvoir l'avenir de l'automobile en 2013, c'est croire à l'énergie illimitée ou au mouvement perpétuel, bref au miracle. Les transports du futur seront limités et collectifs. Préparons-nous à cette réalité. L'autre branche de l'alternative serait de crever la bouche ouverte, dans une atmosphère irrespirable, sur une Terre stérilisée par des climats en folie.

Je préfère prendre le train, naviguer à la voile ou marcher à pied !

 

Pour lire la totalité de l'article, cliquer ICI

 

Un article de Yves Paccalet, publié par leplus.nouvelobs.com/ et relayé par SOS-planete

 

Ce post vous est transmis grâce au dispositif mis en place par l'équipe bénévole des lanceurs d'alerte de SOS-planete.

 

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : Yves Paccalet

Source : leplus.nouvelobs.com