Taux d'acidification de l'océan : le plus rapide depuis 65 millions année - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 15/02/2010 à 21h53 par Tanka.


TAUX D'ACIDIFICATION DE L'OCÉAN : LE PLUS RAPIDE DEPUIS 65 MILLIONS ANNÉE

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Taux d'acidification de l'océan : le plus rapide depuis 65 millions année

Taux d'acidification de l'océan : le plus rapide depuis 65 millions années. L'acidification progressive des océans, en raison de l'augmentation des concentrations de dioxyde de carbone, aura vraisemblablement des effets induits sur les organismes marins responsables de la calcification, mais les expériences ne peuvent pas nous dire si ces organismes marins seront capables de s'adapter à l'acidification des océans.

Selon Andy Ridgwell de L'École des sciences géographiques (Université de Bristol), et Daniela & N. Schmidt du département des sciences de la terre (Université de Bristol), l'augmentation des concentrations de dioxyde de carbone dans l'eau de mer va conduire à une acidification progressive des océans.

Selon un nouveau modèle, capable d'apprécier la vitesse à laquelle les océans s'acidifient, les changements dans la composition chimique du carbone de l'océan profond dépassent ce qui s'est passé au cours des 65 derniers millions d'années.

Cette acidification progressive des océans, en raison de l'augmentation des concentrations de dioxyde de carbone, aura vraisemblablement des effets induits sur les organismes marins responsables de la calcification, même si ces effets restent encore incertains.

Selon ces chercheurs, bien que les changements induits dans la chimie du carbone de surface et des eaux profondes affectent vraisemblablement les organismes marins responsables de la calcification, les expériences en cours n'aboutissent toujours pas à des résultats fiables pour une espèce donnée.

Les sédiments océaniques permettent de comprendre les réponses biologiques des espèces au réchauffement climatique lié à l'effet de serre et là 'acidification des océans. Ainsi, au cours du Paléocène-Eocène, une période ou les températures étaient les plus élevées, la biodiversité des organismes benthiques calcifiant avait diminué de façon très marquée, alors que dans le même temps, les extinctions d'habitants en surface avaient été très limitées.

Selon ces chercheurs, à partir d'une simulation des futures conditions océaniques, on aboutit à une sous-saturation du carbone dans l'océan profond qui dépassera celle enregistrée au cours du Paléocène-Eocène et qui pourrait mettre en danger les organismes responsable de la calcification.

De plus, ces simulations montrent des taux plus élevés en ce qui concerne les changements de l'environnement à la surface des océans que ceux liés à la période la plus chaude du Paléocène-Eocène, ce qui pourrait contester la capacité du plancton à s'adapter.

Selon le Dr Andy Ridgwell, auteur principal de l'étude, « contrairement au plancton de surface qui doit subsister dans un environnement variable, les organismes qui vivent en profondeur sur le plancher océanique se sont adaptées à des conditions beaucoup plus stables. Un changement géochimique rapide de leur environnement rendrait leur survie précaire. »

Les océans absorbent actuellement environ un quart des émissions de CO2 libérés dans l'atmosphère, ce qui diminue le pH de la surface océanique par un processus appelé « acidification des océans ».

Le Dr Daniela Schmidt, également auteur de cette étude, a expliqué que « des expériences menées en laboratoire peuvent nous apprendre comment les organismes marins peuvent réagir, mais les expériences ne peuvent pas nous dire si ces organismes marins seront capables de s'adapter à l'acidification des océans par l'intermédiaire de migration ou d'une évolution. »

Par Etienne Jean de la PERLE - Source : actualites-news-environnement.com


Information recueillie par Tanka

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