Tarification progressive de l'eau : chaque goutte ne se vaut pas - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 22/01/2013 à 18h45 par Tanka.


TARIFICATION PROGRESSIVE DE L'EAU : CHAQUE GOUTTE NE SE VAUT PAS

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Tarification progressive de l'eau : chaque goutte ne se vaut pas

 

CARREFOUR DE L'EAU - Faire payer les litres indispensables moins cher que les suivants, une solution pour garantir l'accès à l'eau des ménages les moins aisés ?...

Elles ont beau se ressembler comme deux gouttes d'eau, elles n'ont pas la même valeur: l'eau qui coule du robinet pour remplir un pichet et celle qui alimente la piscine de la maison de vacances peuvent avoir un prix très différent dans les villes ayant adopté la tarification progressive. Remise au goût du jour par la loi Brottes, actuellement en débat au Parlement, et déjà appliquée dans plusieurs collectivités, cette tarification par paliers pourrait inciter à moins consommer et assurer l'accès des ménages les moins aisés à l'eau.

Progressif ne veut pas toujours dire social

Dans ce système, les premiers litres d'eau consommés sont facturés moins chers que les suivants. Ainsi, à Libourne (Gironde), les quinze premiers mètres cubes d'eau sont facturés 0,10 €/m3, puis 0,70€ de 16 à 120m3, 0,75€ jusqu'à 150m3 et 0,835€ jusqu'à 200m3. Ceci concerne aussi bien les particuliers, qui consomment environ 150 litres d'eau par jour et par personne, que les collectivités et entreprises. Ce modèle de tarification graduelle a été doublé, dans la région de Dunkerque (Nord), d'une aide pour les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) sous la forme d'un tarif «préférentiel» sur les 75 premiers mètres cubes d'eau consommés par an.

Car progressif ne veut pas automatiquement dire social. «Quand la tarification progressive a été introduite en 2006, c'était à des fins environnementales, pour inciter à faire des économies d'eau dans les zones où les pénuries sont fréquentes et où il existe des conflits entre usages (villes, agriculteurs, industriels, tourisme...)», rappelle Michel Desmars, chef du département eau et assainissement de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR).

Or, d'après les premiers retours d'expérience, le but n'a pas été vraiment atteint: «La consommation d'eau potable des villes est relativement faible par rapport aux besoins de l'industrie et de l'agriculture, donc même de fortes économies d'eau potable ne résolvent pas les problèmes de déséquilibres hydriques», estime Michel Desmars.
«Un outil parmi d'autres»

Autre difficulté de la tarification progressive, le calcul du barème. Si on peut estimer les besoins «vitaux» en eau à 50 litres par personne et par jour, un prix progressif peut pénaliser les familles nombreuses ou être compensé par une part fixe d'abonnement qui serait proportionnellement plus élevée pour les petites factures. C'est ce qui s'est passé à Niort «pour des raisons économiques car sinon le budget du service n'était pas à l'équilibre», explique Michel Desmars.

La tarification progressive n'est donc pas la panacée environnementale et sociale. «C'est un outil parmi d'autres, estime Michel Desmars. L'évolution de la technologie, notamment des appareils électroménagers plus économes ou des robinets équipés de réducteurs de débit, et la réduction des fuites dans les immeubles sont tout aussi importantes.»

 

Un article d'Audrey Chauvet , publié par 20minutes.fr et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Audrey Chauvet

Source : www.20minutes.fr

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