Tara Oceans : un véritable trésor au fond des cales - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 10/08/2011 à 21h19 par Fred.

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Tara Oceans : un véritable trésor au fond des cales

 

2011, l'année du Pacifique pour Tara. Après avoir longé le Chili, l'île de Pâques, croisé les Galàpagos, la goélette est pour deux mois en Polynésie française. L'exceptionnelle biodiversité marine de cette région d'Outre-Mer valait bien ça !

A Papeete, les trésors de la mission Tara Oceans seront expédiés vers les laboratoires. Les trésors de Tara ? Des congélateurs pleins d'échantillons prélevés minutieusement, et selon un rituel immuable, lors de l'expédition.

Des échantillons qui recèlent une vie minuscule et foisonnante dont la grande majorité est encore inconnue : le plancton. Jamais ce “melting pot'' de virus, bactéries, protistes et petits animaux en tout genre n'avait été étudié de manière si systématique et intégrée. Jamais les écosystèmes planctoniques n'avaient été échantillonnés à cette échelle planétaire.

Grand méconnu des océans, le plancton produit pourtant 50% de l'oxygène que nous respirons et séquestre une partie du carbone que nous rejetons. Il n'est donc pas sans impact sur les climats de la Terre. Formant 98% de la biomasse marine, il est aussi à la base des chaînes alimentaires.

Gaby Gorsky, l'un des coordinateurs scientifiques de l'expédition, a encore la voix vibrante d'émotion des stations réalisées près de l'équateur, là où les courants froids, chargés de sels minéraux, remontent à la surface : “ C'était magnifique, on avait là des écosystèmes qui tournent à plein régime avec tous les étages de la chaîne alimentaire, des bactéries jusqu'aux poissons et aux calamars, avec beaucoup de zooplancton, de gélatineux, de prédateurs de plancton, de filtreurs... Nos filets étaient pleins à craquer ! ”

Après la Polynésie française, Tara devait mettre le cap sur l'Asie et faire notamment escale à Tokyo. Mais un contexte économique défavorable, associé à la catastrophe nucléaire japonaise, ont contraint les deux co-directeurs de l'expédition, Etienne Bourgois (président du Fonds Tara) et Eric Karsenti (directeur de recherche au CNRS* détaché à l'EMBL*), à revoir la feuille de route de la goélette.

C'est dorénavant vers Hawaï, puis vers le “continent de plastique'' du Pacifique Nord, que Tara a mis les voiles. Après une escale à San Diego, Tara empruntera le canal de Panama puis traversera l'Atlantique avec une arrivée prévue à Lorient au printemps 2012.

Mais l'étape – le “leg''– sans doute le plus long, a déjà commencé pour les dizaines de chercheurs impliqués dans Tara Oceans. Comme une mission spatiale, comme une expérience menée dans le grand accélérateur de particules du CERN* près de Genève, l'expédition produit une avalanche de données qu'il faudra sans doute plus de 10 ans pour analyser complètement.

Les objectifs sont en effet ambitieux : comprendre le fonctionnement et la diversité de la vie marine, prévoir la réponse des écosystèmes marins aux changements climatiques.

Déjà les premières relations se dessinent. Les résultats s'annoncent plus que prometteurs. On nous annonce des publications spectaculaires. Hélas, iI est encore souvent trop tôt pour les dévoiler. Il faut vérifier les analyses, s'assurer de leur exactitude, attendre les données des prochaines stations pour les conforter et leur donner plus de poids statistique. Le travail de chercheurs est un travail méticuleux.

Pour tous ces experts, Tara Oceans est un projet au long cours. Un projet auquel “ il faut donner les moyens d'éclore et de fleurir dans les années à venir sur le plan scientifique ”, comme le souligne Jean Weissenbach, directeur du Genoscope d'Evry.

Pour cela, Tara Oceans a besoin du soutien des institutions de recherche, des fondations, des privés... Un soutien essentiel pour que les échantillons ne restent pas prisonniers à -186 degrés dans l'azote liquide, pour qu'ils ne gardent pas leurs secrets sur la diversité et le fonctionnement de la vie océanique.

Pour découvrir l'intégralité du Flash Tara Oceans, CLIQUEZ ICI.

* CERN : Centre européen de physique des particules
CNRS : Centre national de la recherche scientifique
EMBL : Laboratoire européen de biologie moléculaire situé à Heidelberg en Allemagne

 

Un article de Gaëlle Lahoreau, publié par oceans.taraexpeditions.org

 

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Auteur : Gaëlle Lahoreau

Source : oceans.taraexpeditions.org

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