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Cette actualité a été publiée le 23/04/2011 à 18h26 par Mich.


SYRIE : LA POLICE TIRE À NOUVEAU LORS DE FUNÉRAILLES

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Syrie : la police tire à nouveau lors de funérailles

 

Les forces de polices ont tiré samedi sur des groupes de personnes afin de les empêcher de participer aux funérailles des victimes de vendredi. Deux députés et un mufti ont démissionné en signe de contestation.

De nouvelles personnes ont été tuées samedi par des tirs en Syrie lors des funérailles de victimes tuées la veille dans la répression sanglante des manifestations hostiles au régime, ont indiqué des témoins et militants des droits de l'Homme. Selon les bilans et les sources, il est fait état d'une dizaine de morts.

Au moins cinq personnes ont été tuées par des tirs de «francs-tireurs» postés sur des immeubles lors de funérailles à Douma, à 15 km au nord de Damas, selon un témoin et un militant sur place. Ils ont affirmé que des balles avaient été tirées lors des obsèques. 50.000 personnes s'étaient rassemblées.

Dans la région de Deraa, à 100 km au sud de Damas où 18 personnes ont été tuées vendredi, cinq autres personnes ont été abattues par des tirs des forces de sécurité, selon un militant sur place. Des tirs ont également été constatés dans la localité d'Izra'a, dans le sud de la Syrie. D'autre part, la police a ouvert le feu sur des personnes assistant à d'autres obsèques dans le quartier de Barzeh, à Damas, d'après le récit de deux témoins. Il y aurait un mort.

Répression «aveugle et brutale»

Au lendemain de la levée de l'état d'urgence, la Sécurité a ouvert le feu vendredi pour disperser les dizaines de milliers de manifestants qui réclamaient la chute du régime, le gouvernement ayant mis en garde contre toute manifestation organisée sans autorisation. Des dizaines de milliers de Syriens en deuil participaient ainsi samedi à l'enterrement des victimes de la veille. Les violences de vendredi ont suscité l'indignation de la communauté internationale.

Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a condamné samedi «la répression aveugle et brutale» après les morts de vendredi et appelé les autorités syriennes «à renoncer à l'usage de la violence». «Cette répression aveugle et brutale contredit la levée de l'état d'urgence.

Nous appelons instamment les autorités syriennes à renoncer à l'usage de la violence et à respecter les droits et libertés fondamentales de leurs citoyens conformément à leurs engagements internationaux, particulièrement le droit de manifester pacifiquement et la liberté de la presse», ajoute-t-il.

Plus tôt, les États-Unis avaient également condamné les violences de la veille. «Ce recours révoltant à la violence pour lutter contre des manifestations doit cesser immmédiatement», a martelé Barack Obama dans un communiqué.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a pour sa part condamné «la violence récurrente» du gouvernement syrien «contre les manifestants pacifiques en Syrie» et a lancé un appel pour que cette violence cesse immédiatement. Londres et Rome se sont joints à l'indignation.

En réponse à ces critiques, et notamment celle venant de Washington, le régime syrien a estimé que ces déclarations manquaient d'objectivité.

Samedi, deux députés syriens «indépendants», Nasser Hariri et Khalil Rifaï, ont affirmé sur al-Jezira avoir démissionné du Parlement pour protester contre la répression. Tous deux sont élus de la région de Deraa. Le mufti, la plus haute autorité religieuse de la ville, a également démissionné, lui aussi sur la chaîne qatarie. «Il faut absolument que les autorités répondent à toutes les demandes» du peuple, a-t-il dit.

 

Un article du Figaro avec agences

 

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Auteur : Le Figaro avec agences

Source : www.lefigaro.fr