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Suisse: inauguration d'un nouveau crapauduc - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 27/02/2010 à 02h13 par Lo.

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Suisse: inauguration d'un nouveau crapauduc

L'hiver n'a peut-être pas dit son dernier mot, mais le léger réchauffement n'a pas échappé aux batraciens. L'un après l'autre, puis de plus en plus nombreux, grenouilles rousses et crapauds communs commencent à sortir de leur léthargie, à quitter leur cocon de feuilles mortes pour gagner les étangs, lieux de leur reproduction. Cette année, cette migration a commencé tard. Elle durera jusqu'à fin mars, début avril.

Route de Loëx, le transit automobile est important et rapide. C'est pourtant cette voie-là que les batraciens (les tritons, salamandres et grenouilles rieuses migreront plus tard) doivent impérativement traverser pour passer des bois longeant le Rhône à l'étang des Mouilles, réserve biologique classée site d'importance nationale pour les batraciens. Cette cohabitation fait d'ordinaire des tas de morts... du côté des grenouilles.

Système innovant

L'Etat, la commune de Bernex, Pro Natura, le Fonds Eco-électricité (COGEFé), l'Office fédéral de l'environnement se sont mobilisés financièrement pour réaliser un crapauduc d'un nouveau genre (que l'on espère plus efficace que celui de la route de Monniaz).

Ce sont cette fois sept tunnels, d'un diamètre permettant aussi à d'autres espèces de passer, qui traversent sous la route sur quelque 350 mètres. De part et d'autre, des barrières en diagonales (plus judicieuses que parallèles à la route) guident les batraciens vers les bois et les marais. Cette année, le bureau de biologie appliquée GREN, mandaté pour cette réalisation, recueillera les crapauds dans des seaux pour établir un bilan de l'installation.

Pression de l'urbanisation

Les passages à faune, ce sont des outils indispensables au maintien de la diversité génétique des espèces. Réaliser des réserves biologiques, c'est bien, mais assurer à la faune et à la flore des corridors leur permettant de se déplacer, c'est mieux, voire indispensable.

Si la diversité des espèces est tributaire de la variété des milieux naturels, le brassage génétique est la garantie de leur survie. Or, ces corridors biologiques, quand ils existent encore, sont tributaires de la pression de l'urbanisation. Dans le bassin genevois, les grandes voies de circulation nuisent au déplacement de la faune d'un massif à l'autre ou même à leur descente en plaine l'hiver.

A un niveau plus modeste, on voit comment les batraciens sont victimes des routes. Ou les hérissons prisonniers d'un jardin clos par des murs. Les papillons, eux, ont souvent d'infinies difficultés à franchir les grandes surfaces de cultures intensives pour rejoindre les étapes indispensables que sont les haies.

Couloirs de vie

Appelés aussi continuum ou couloirs de vie, ils peuvent être aquatiques, forestiers, agricoles (extensifs). Bien que plus artificiels, les ponts végétalisés sont bienvenus. Ils peuvent également avoir une fonction sociale tant ils façonnent de belle manière un paysage. Presque impossible à rattraper après coup, la nécessité de maintenir ou de réaliser ces corridors doit s'inscrire dans le projet d'agglomération.

C'est ce que prône Pro Natura Genève dans un document (www.corridorsbiologiques.org) réalisés avec des associations de France voisine.

par Laurence Naef

Source: Tribune de Genève

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