Suède : vers la fin de l'élevage des animaux pour leur fourrure ? - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 07/05/2010 à 21h14 par Tanka.


SUÈDE : VERS LA FIN DE L'ÉLEVAGE DES ANIMAUX POUR LEUR FOURRURE ?

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Suède : vers la fin de l'élevage des animaux pour leur fourrure ?

Dans le cadre de la révision de la loi de protection des animaux en Suède, l'association Djurens Rätt appelle les Suédois à demander l'interdiction de l'élevage d'animaux pour leur fourrure. Une pétition de dimension internationale a été mise en ligne. One Voice soutient cette action et encourage chacun à apporter sa signature pour que ce vote dépasse les frontières suédoises.

La Suède, prochain pays à interdire l'exploitation des animaux pour leur fourrure ? Peut-être. C'est, en tout cas, l'objectif que s'est fixé l'association suédoise Djurens Rätt (pour les droits des animaux) avec sa campagne pour l'interdiction de l'élevage fournissant l'industrie de la fourrure. Profitant de l'actuelle révision de la loi de protection des animaux, l'association a lancé une vaste pétition qui dépasse les frontières suédoises.

Le but : recueillir 100 000 signatures à fin mai, dont 20 000 en provenance de l'étranger, afin que l'interdiction de l'élevage d'animaux pour leur fourrure soit inscrit à l'ordre du jour de la future loi. Ce qui n'est pas le cas actuellement. Pourtant, comme le rappelle Djurens Rätt, une majorité de Suédois souhaitent l'interdiction de ce type d'élevage.

Une industrie cruelle

En Suède, 1,5 million de visons et 2 000 chinchillas sont abattus chaque année pour l'industrie de la fourrure. Ces animaux « à peaux » sont élevés dans des fermes n'offrant pas les conditions minimums de bien-être : cages exigües, ouvertes aux intempéries, absence d'eau (les visons sont des animaux aquatiques), aucune autre possibilité que de tourner en rond jusqu'à la folie...

Dans les années 90, les critiques contre l'élevage et les conditions d'enfermement des renards avaient conduit la Suède à durcir sa loi sur le bien-être animal. Le coût des nouvelles contraintes règlementaires, destinées à améliorer les conditions de détention des renards, a rendu cet élevage non viable économiquement. Il a donc disparu.

L'exemple d'autres pays

L'interdiction des élevages pour la fourrure ne serait pas une première. En effet, de nombreux pays à travers le monde ont déjà légiféré en ce sens. Le Royaume-Uni et l'Autriche l'ont totalement interdit. En Croatie, la même interdiction entrera en vigueur en 2017. One Voice souligne que ce pays, l'un des plus importants producteurs de fourrure de chinchilla dans le monde, a su privilégier l'éthique par rapport à l'économie.

La Bosnie-Herzégovine serait en voie de décider la même interdiction. Des discussions sont en cours en Belgique. Israël envisage d'interdire l'élevage d'animaux pour leur fourrure ainsi que l'importation et la vente de fourrure. Les Pays-Bas ont interdit l'élevage de renards en 1995, puis celui de chinchillas. Troisième producteur mondial de fourrure de vison, ils se penchent aujourd'hui sur l'interdiction de l'élevage de cette espèce.

Le Danemark a interdit l'élevage de renards en 2009, avec une période de transition de plusieurs années pour permettre aux éleveurs de se préparer à une reconversion. En Suisse, les dispositions réglementaires sont si strictes que tous les élevages d'animaux à fourrure ont disparu pour des raisons économiques. L'Italie suit cet exemple puisqu'elle a renforcé les exigences de bien-être pour les élevages de visons en 2008.

Une portée internationale

C'est donc dans ce sens que l'association Djurens Rätt mène actuellement campagne. Les arguments qui ont abouti à l'arrêt de l'élevage de renards en Suède doivent, selon elle, s'appliquer à toutes les espèces. Alors que les élections nationales se profilent (septembre 2010), la pétition mise en ligne est destinée à sensibiliser le gouvernement suédois à cette maltraitance indigne d'un pays, qui dans de nombreux domaines, s'est révélé maintes fois précurseur.

Si la pétition atteint ses objectifs, le vote d'une telle loi pourrait avoir un retentissement international et encourager d'autres pays, voire l'Europe, à interdire purement et simplement l'exploitation des animaux à fourrure sur leur territoire.

One Voice encourage chacun à apporter sa signature et à diffuser largement la pétition.

Source : notre-planete.info

Information recueillie par Tanka

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