«Stop Castor», le combat des nouveaux anti-nucléaires - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 23/11/2011 à 16h26 par Mich.


«STOP CASTOR», LE COMBAT DES NOUVEAUX ANTI-NUCLÉAIRES

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«Stop Castor», le combat des nouveaux anti-nucléaires

 

Un collectif anti-nucléaire a vu le jour il y a plusieurs semaines. La catastrophe de Fukushima a suscité de nouvelles vocations de militants.

Ce ne sont pas les associations habituelles qui mènent le combat et qui sont sous le feu des projecteurs. En effet, ni Greenpeace ni Sortir du nucléaire n'ont appelé au blocage du train chargé de déchets nucléaires allemands qui a finalement pris le départ de Valognes (Manche) dans l'après-midi. Mais un collectif appelé «Stop Castor» (du nom du train) qui a été créé il y a quelques semaines à peine.

«Nous réunissons notamment des individus qui viennent de Greenpeace et qui sont des anciens militants, confiait mercredi au Figaro un représentant de «Stop Castor». Tous sont sensibilisés à la question du nucléaire et déterminés à faire pression sur le terrain pour se faire entendre».

«Harcèlement sur le terrain»

Et de fait, ils se sont fait entendre. Mercredi matin, la police a interpellé cinq manifestants qui tentaient d'accéder à la voie ferrée que doit emprunter le convoi ferroviaire. Plusieurs centaines de militants, environ 400 à 500 selon nos informations, se trouvaient devant la voie ferrée pour bloquer le passage du train. Les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrimogènes pour disperser les manifestants.

«Stop Castor» fédère les militants via internet et un blog, il regroupe des militants, notamment les anarchistes, de toute la France comme le raconte Anna Laurent, 25 ans et membre du collectif : «Après Fukushima, je suis devenue militante anti-nucléaire. Depuis quelques années déjà, j'étais politisée et engagée contre toutes les formes d'injustice.

Je trouve que notre société ne nous permet pas de nous réapproprier nos vies». La jeune femme explique que seul «le harcèlement sur le terrain» peut avoir raison de l'industrie nucléaire puisque, selon elle, «la négociation» n'a rien donné.

«Une armée de clows rebelles»

Il s'agit du douzième et dernier convoi de déchets nucléaires qui avaient été confiés par l'Allemagne au groupe français Areva pour être retraités dans son usine de La Hague (ouest). Le convoi doit ramener les résidus retraités vers le site allemand de Gorleben.

L'Allemagne, qui a choisi de sortir du nucléaire en 2022, ne devrait plus dorénavant faire retraiter de déchets hautement radioactifs et se contenter de les stocker en l'état. Le contrat entre Areva et ses partenaires allemands parvient à échéance avec cet ultime convoi.

En réalité, les militants de «Stop Castor» assurent que les associations traditionnelles les suivent, de manière officieuse. «Elles ne peuvent pas dire clairement qu'elles sont pour le blocage de ce train puisqu'elles ont milité pendant des années pour que les trains de déchets retournent à l'envoyeur», confie en off un anti-nucléaire.

«La lutte ne doit pas forcément être aussi sérieuse que ce à quoi elle s'oppose, peut-on lire sur le blog de «Stop Castor». Pour la première fois une armée de clowns rebelles et clandestins fait apparition sur la scène militante et prend soin d'incorporer des éléments créatifs et subversifs au sein de la résistance». Le ton est donné.

 

Un article de Anne Jouan, publié par lefigaro.fr

 

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Auteur : Anne Jouan

Source : www.lefigaro.fr