Pied à Terre : il était une fois... l'Homme ! (Humour ?)

Stockage du CO2 dans l'océan - Le Vrai d'UFO's ;o)

Accueil

Cette actualité a été publiée le 05/02/2013 à 22h33 par Fred.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Stockage du CO2 dans l'océan

 

Titre initial : Stockage du CO2 dans l'océan : de nouvelles données à prendre en compte dans les modèles de prévision du changement climatique

 

L'océan est le principal réservoir qui modère l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère, facteur principal du réchauffement climatique. La compréhension des mécanismes à l'origine du stockage du CO2 dans l'océan est donc essentielle pour mieux prévoir l'évolution du climat.

La revue Nature Geoscience publie cette semaine les résultats des travaux menés par une équipe de chercheurs franco-espagnole (CNRS, Ifremer et Instituto de Investigaciones Marinas, CSIC).

Ceux-ci ont mis en évidence le lien entre le ralentissement du "tapis roulant" océanique, qui transporte en surface les eaux chaudes vers les hautes latitudes et en profondeur les eaux froides vers le sud, et la réduction de l'absorption du carbone anthropique dans l'Atlantique nord entre 1997 et 2006.

Le tapis roulant océanique : le maillon manquant

Aujourd'hui, environ un quart du CO2 émis par l'homme est absorbé par l'océan, et l'Atlantique Nord constitue un des principaux réservoirs de CO2 anthropique. Le puits océanique de carbone s'explique par l'augmentation de la teneur en CO2 dans l'atmosphère (due aux activités humaines) qui favorise ainsi la dissolution du CO2 dans l'eau. De plus, le tapis roulant océanique contribue à enfouir le CO2 anthropique en profondeur dans l'Atlantique Nord.

L'absorption du CO2 atmosphérique a diminué rapidement entre 1990 et 2006 dans la zone subpolaire de l'Atlantique nord. De nombreux travaux l'ont déjà montré : des modèles numériques et des observations ont ainsi mis en évidence l'influence des forçages atmosphériques sur cette diminution.

Cette réduction a aussi coïncidé avec un ralentissement du "tapis roulant" océanique, appelé circulation atlantique méridienne par les scientifiques. L'équipe franco-espagnole de chercheurs s'est intéressée à ce facteur, et, grâce à des observations en mer, a pu prouver que le ralentissement du tapis roulant océanique réduit la capacité naturelle de l'Atlantique subpolaire à piéger le CO2 atmosphérique dans l'océan.

 

 

Le ralentissement du tapis roulant océanique observé au début des années 2000 fait partie d'une variabilité dont les cycles durent de une à plusieurs dizaines d'années. Cet élément peut être considéré comme le "maillon manquant" dans la compréhension du ralentissement du stockage du CO2 atmosphérique. Il faudra à l'avenir le prendre davantage en compte dans les modèles de prévisions du changement climatique.

Des données issues de campagnes en mer

Ces travaux ont été menés dans le cadre des programmes internationaux OVIDE, CATARINA et CARBOCHANGE qui ont permis la réalisation de campagnes transocéaniques répétées d'observation de l'océan. Celles-ci ont permis aux scientifiques de déterminer les changements de circulation et du transport du CO2, et ainsi d'évaluer le bilan de CO2 dans l'Atlantique nord à partir de son accumulation et de son transport par les courants.

Dans leur étude, les chercheurs ont décomposé l'Atlantique Nord en deux régions principales : subtropicale et subpolaire. Ils ont cherché à comprendre où le CO2, et en particulier le surplus anthropique (d'origine humaine), est absorbé.

Leurs principales conclusions pour la période 1997-2006 sont les suivantes :

•L'absorption du CO2 anthropique a eu lieu presque exclusivement dans le gyre subtropical, mais il est transporté vers le gyre subpolaire par la circulation méridienne.

•Le ralentissement de la circulation méridienne est le principal responsable de la diminution du transport du CO2 anthropique du gyre subtropical vers le gyre subpolaire, ce qui contribue à limiter le stockage du CO2 anthropique dans les eaux profondes.

•La circulation méridienne apporte de l'eau non saturée en CO2 en provenance de l'Atlantique Sud. Son ralentissement contribue à augmenter la teneur de CO2 en surface dans l'Atlantique Nord et donc à limiter le transfert du CO2 de l'atmosphère vers l'océan.

 

Un article de Pascale Lherminier et Herlé Mercier, publié par insu.cnrs.fr et relayé par SOS-planete

 

Ce post vous est transmis grâce au dispositif mis en place par l'équipe bénévole des lanceurs d'alerte de  

SOS-planete. Si vous jugez son contenu intéressant, n'hésitez pas à le partager au sein de votre entourage proche et virtuel (contacts, réseaux sociaux). Un petit clic qui se propagera naturellement sur la Toile. Merci de participer concrètement, ou à votre façon, à cette tâche d'information et d'éveil des consciences, donc à la sauvegarde de notre planète vivante et de l'Humanité.

 

Le module de news "Comment va la belle bleue ?" en grand écran

Lance-toi ! Deviens lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage ! - Alertes

Recevoir chaque jour les infos scientifiques dans sa boite aux lettres

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

      

 

Mine de connaissances - Contacter l'équipe : vivant12)at(free.fr

 

Auteur : Pascale Lherminier et Herlé Mercier

Source : www.insu.cnrs.fr

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter Fred
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr

Commentaires des internautes

Laisser un commentaire sur cette actualité

Aucun commentaire n'a encore été déposé sur cette actualité.