Stabiliser la consommation mondiale de protéines d'origine animale est indispensable - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 18/02/2010 à 18h08 par Michel WALTER.


STABILISER LA CONSOMMATION MONDIALE DE PROTÉINES D'ORIGINE ANIMALE EST INDISPENSABLE

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Stabiliser la consommation mondiale de protéines d'origine animale est indispensable

On l'ignore souvent mais L'élevage, qui regroupe au total plus de 20 milliards d'animaux, est responsable de 18 % des émissions totales de gaz à effet de serre, davantage que les transports, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Il est, de plus, responsable d'autres dégradations : pollution des eaux, érosion des sols, perte de biodiversité...

Les éructations des ruminants produisent 37 % du méthane émis du fait des activités humaines. Le potentiel de réchauffement global du méthane est 23 fois supérieur à celui du CO2.

Le stockage et l'épandage de fumier sont responsables de 65 % des émissions d'oxyde nitreux, le plus puissant des gaz à effet de serre. La déforestation pour convertir des terres en pâturages ou en cultures fourragères (destinées à l'alimentation du bétail) est responsable de 9 % des émissions de CO2. Selon la FAO, 70 % des terres autrefois boisées d'Amérique du Sud sont aujourd'hui consacrées à l'élevage.

L'interprofession bovine, répondant à ces arguments, souligne à juste titre que dans la majorité des élevages en France, les vaches sont nourries à l'herbe, un mode d'élevage respectueux de l'environnement, qui ne concurrence pas l'alimentation humaine et permet de séquestrer du carbone.

La consommation de viande dans le pays est, par ailleurs, en baisse : elle est passée de 150 grammes par jour en 1999 à 117 grammes en 2007. Dans les pays développés, cette consommation de viande est stabilisée autour de 200 grammes par jour.

Mais le problème vient des pays en voie de développement où la consommation moyenne de viande ne cesse de progresser depuis 40 ans, passant de 70 à 110 grammes par jour. La production de viande capte en outre des ressources considérables en terres et en eau. Elle mobilise 70 % des terres arables.

Environ 9 % des quantités d'eau douce consommées chaque année y sont consacrées. Dans toutes leurs projections, les experts désignent l'augmentation de la demande de viande comme un des principaux facteurs des pénuries à venir.

Or la consommation de produits carnés connaît une croissance très forte au niveau mondial. Relativement stable dans les pays développés (autour de 80 kg par an et par habitant), elle augmente fortement dans les pays en développement, à mesure que la population croît, mais aussi que l'urbanisation et les revenus progressent.

Il faut entre trois et neuf calories végétales, selon les espèces, pour produire une calorie animale. Déjà, quelque 40 % des céréales cultivées dans le monde sont destinées à alimenter le bétail.

Selon les projections de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), pour répondre à la demande, la production mondiale de viande devra doubler d'ici à 2050, passant de 229 à 465 millions de tonnes.

Dès lors, une question se pose : où ferons-nous pousser les céréales pour nourrir tous les animaux nécessaires à la consommation de viande ? Si la tendance actuelle se poursuit, on peut en effet s'attendre à avoir une concurrence entre alimentation animale et humaine.

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Info transmise par Mich


Source : C. Magdelaine / notre-planete.info

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