SPA de Gennevilliers : chronique de la souffrance animale et de la haine ordinaire - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 19/04/2010 à 23h56 par Phil.


SPA DE GENNEVILLIERS : CHRONIQUE DE LA SOUFFRANCE ANIMALE ET DE LA HAINE ORDINAIRE

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SPA de Gennevilliers : chronique de la souffrance animale et de la haine ordinaire

.../... (suite de l'article)

Hélas, la réalité est bien différente de ces rares images réconfortantes au coeur des chenils baptisés de façon charmante : Snoopy, Rintintin, Milou, Idefix ou Rantanplan...

Certes, le minimum croquettes est assuré (mais pas toujours !) pour une vraie vie de chien/chat ... en enfer.

La réalité qui assaille le visiteur, c'est un véritable camp de stockage pour chiens et chats, hérissé de modules, de portes, de trappes et barreaux rouillés, dont le sol s'effondre et se fendille en blessant les pattes ou les queues mal soignées des petits prisonniers.

Avec ses deux millions d'euros de budget et sa quarantaine de salariés sous-qualifiés, à l'exception de trois vétos et une éducatrice canine titulaires d'un titre, "Gennevilliers" préfigure à lui tout seul, tout l'énorme bluff et la tartufferie monumentale sur laquelle repose l'inénarable SPA...

A cela s'ajoute l'annexe de Villetaneuse, un centre de soins pour chats, où nul ne sait exactement ce qui se trame pour la centaine de minous transitant par là. Juste un chiffre : 300 000 euros supplémentaires question budget.

Pour fixer les esprits : juste derrière le refuge Grammont à DEUX MILLIONS (le comte du même nom , fondateur de l'institution en 1845, doit se retourner dans sa tombe...) se place Orgeval avec un budget d'un million deux, puis une demi-douzaine de sites entre 850 et 600 000 euros (Vaux le Pénil, Liévin, le Var, les P.O. etc...

Le siège social à 850 000 euros au bas mot !

Viennent ensuite une petite dizaine de sites entre 600 et 400 000 euros et ainsi de suite, le détail de l'ensemble figurant dans la convocation annuelle à l'AG.

Je me souviens...

Au-delà de chiffres qui donnent le tournis, jamais je n'oublierai PUNCH au regard si triste après un an de prison, ni la gentillesse de TANK bon gros croisé gris, ni le désespoir de PUTSY croisé chasse, ni la lassitude du Setter PRINCE, ni la profonde déprime de NINA, superbe croisée Rott...

Chacun cumulait 10 mois, 15, 16, 18 mois et jusqu'à deux ans d'emprisonnement pour le griffon blanc TOO MUCH !!! Je me souviens de la baballe que je leur laissais en douce - TOO MUCH si content, ne voulait plus la lâcher ! - et qu'une main sadique de salarié leur retirait une demi-heure plus tard.

Surtout faire semblant de ne rien voir. Pour eux. Pour pouvoir continuer à les promener et les réconforter. C'était en fevrier/mars 2008.

Je me souviens du chef à 3 000 €, un transfuge de la SACPA de Perpignan, complètement dépassé par sa tâche de commandement et me déclarant : "il faudrait virer une bonne moitié de mes salariés, qui ne sont qu'une bande de bande de bons à rien".

Je me souviens du sous-chef qui ne faisait pas la différence entre une boite de corned- beef et un chien et qui du haut de ses 2 000 €, se dressait en permanence sur ses ergots, pour toiser ou humilier des bénévoles vingt à trente fois plus fûtés et surtout plus à leur place que lui, auprès des animaux.

Je me souviens d'un agent animalier qui devint "responsable de la Com'" du simple fait qu'il était le copain du chef.

Je me souviens de ces animaux malades confinés tout au fond du chenil, sans la moindre visite.

Je me souviens de ces boxes dans la pénombre et de ces collerettes racornies, blessantes, mal attachées, empêchant tel chien d'accéder à sa gamelle.

Je me souviens de ces chats subissant la torture de plusieurs mois bouclés dans leur minuscule module et dormant dans leur litière.

Je me souviens de ces agents animaliers indifférents voire brutaux avec les animaux, dans l'unique but d'en finir au plus vite avec la "corvée" de croquettes ou de nettoyage.

Ainsi que les autres bénévoles, je n'avais jamais ressenti un tel concentré de haine, de frustration et de méchanceté qui régnait parmi les employés du refuge, face aux regards de détresse de ces pauvres animaux n'en pouvant plus de souffrance, sans caresse, sans promenade en semaine, sans parole, sans le moindre jouet au prétexte dérisoire que "cela ferait des jalousies"...

Il parait que ce qui précède n'a pas changé d'un iota.

Il parait qu'aujourd'hui deux ans plus tard, les salariés n'adressent même plus la parole aux bénévoles qu'ils regardent de travers, nul ne sait trop bien pourquoi...

Tandis qu'au regard des chiffres implacables de la baisse des abandons, la situation n'aurait fait que de se dégrader.

A suivre.

Source : europeanimalprotection.blogspot.com

Information sélectionnée par Phil'

Cet article n'engage que son auteur. Terre sacrée n'adhère pas forcément à son contenu. Il vous est retransmis comme élément de réflexion pour que vous puissiez vous faire votre propre idée sur la question.

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