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Cette actualité a été publiée le 14/08/2009 à 17h52 par Michel Walter.


SOS MONDE SAUVAGE

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SOS MONDE SAUVAGE

Information sélectionnée par Michel

Si aucune mesure n'est prise rapidement, de nombreuses espèces animales et végétales vont encore disparaître. Scientifiques, experts, personnalités tirent la sonnette d'alarme.

Sommes-nous au bord d'une extinction massive ? Pour le spécialiste le plus alarmiste de la communauté scientifique, Edward Wilson, professeur à l'université d'Harvard aux Etats-Unis, la Terre perdrait chaque année 0,25 % de sa biodiversité, soit entre 10 000 et 40 000 espèces par an. De deux à quatre par heure. Des chiffres terrifiants. Sommes-nous entrés dans la sixième extinction, comme l'assurent de nombreux experts ? La sixième grande crise de la vie sur Terre, plus terrible encore que celle qui provoqua, il y a 65 millions d'années, la fin des dinosaures ? Pour la plupart des scientifiques, le taux d'extinction des espèces serait aujourd'hui 10 000 fois supérieur à ce qu'il était avant l'apparition de l'homme. Et ce n'est qu'un début.

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a déjà recensé 820 disparitions d'espèces sauvages depuis cinq cents ans. Sans compter celles dont nous ignorons encore l'existence, tant notre connaissance du monde animal demeure fragmentaire. Tant sont nombreuses les disparitions silencieuses, d'oiseaux, de petits mammifères, d'insectes, de végétaux et de micro-organismes, morts en même temps que la destruction de leur environnement.

«Ces chiffres doivent être interprétés, explique, Jean-Philippe Siblet, directeur adjoint du service du patrimoine naturel au Muséum national d'histoire naturelle. En effet, comment concilier le catastrophisme et l'inquiétude des scientifiques et ces 820 espèces perdues à jamais, un chiffre à peine supérieur au taux normal d'extinction des espèces? En fait, si nous possédons bien le monde des mammifères et des oiseaux, nous ne connaissons que très approximativement l'univers des insectes et des micro-organismes, qui constituent l'essentiel de la biodiversité terrestre aujourd'hui menacée.» Un constat qui conduit plusieurs chercheurs à estimer le nombre d'espèces vivantes sur notre planète entre 10 et 80 millions, contre quelque 1,5 million actuellement répertoriées.

En plus des animaux clairement menacés, une biodiversité totalement inconnue est aussi en train de disparaître à grande vitesse à mesure que les grandes forêts tropicales s'étiolent, victimes de la surexploitation, des incendies, des déplacements de populations et des cultures d'essences uniques, comme l'eucalyptus ou le palmier producteur d'huile... Fragiles, uniques, ces forêts couvrent environ 6 % des terres émergées et abritent plus des deux tiers du monde animal connu et inconnu. Au Brésil, en Indonésie, au Cameroun, à Bornéo, à Sumatra, à Madagascar ou aux Célèbes, le compte à rebours a commencé. Et tout se joue désormais en années. Après, il sera trop tard, car comment sauver une espèce dont l'écosystème est détruit à jamais ? La loi naturelle est implacable : quand 90 % d'un habitat disparaît, 50 % des espèces associées meurent.

La liste rouge de l'UICN, qui recense 16 928 espèces animales et végétales en danger en 2008, contre 10 533 en 1996, estime actuellement que 12 % des oiseaux, 23 % des mammifères, 32 % des amphibiens, 42 % des tortues et 25 % des espèces de conifères sont en danger d'extinction. A ce rythme et à titre d'exemple, plus de 90 % de la Grande Barrière de corail devrait avoir disparu en 2050, les manchots Adélie peuplant l'Antarctique verront sans doute leur nombre baisser de 70 % et les ours polaires auront disparu de leur milieu naturel d'ici à la fin du siècle. Et la liste est loin d'être exhaustive.

Les activités humaines en accusation

D'après l'Académie des sciences américaines, ce processus de disparition aurait débuté il y a environ quatre-vingt mille ans, lorsque l'homme a commencé à coloniser l'ensemble de la planète. Malgré la faible population humaine et son morcellement, certaines espèces animales ont été rapidement surexploitées, notamment dans les espaces insulaires. Puis, avec le développement de l'élevage et de l'agriculture, il y a dix mille ans, les choses se sont accélérées pour atteindre un pic avec la révolution industrielle au début du XVIIIe et au XIXe siècle en Europe.

PAR CYRIL HOFSTEIN

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