Sortir du nucléaire ? Le gouvernement cogite - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 10/07/2011 à 00h26 par Kannie.


SORTIR DU NUCLÉAIRE ? LE GOUVERNEMENT COGITE

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Sortir du nucléaire ? Le gouvernement cogite

 

L'exécutif a lancé, d'après le ministre de l'Industrie, une étude prospective afin d'envisager les scénarios de sortie du nucléaire.

«Nous allons étudier tous les scénarios possibles (...) du mix énergétique des années qui viennent». Y compris, ceux de sortie du nucléaire ? Tout à fait. Le gouvernement a annoncé vendredi, via son ministre de l'Industrie Eric Besson, le lancement d'un exercice de prospective appelé «Energie 2050». Ce programme, qui vient de démarrer et sera piloté par Bercy, prévoit le passage en revue de toutes les sources d'énergie, de la demande et des « sources de production », a précisé Eric Besson sur Europe 1. Parmi les hypothèses, la fin du nucléaire à l'horizon 2040-2050 sera même envisagée, a-t-il indiqué. Une grande première pour l'exécutif.

Mais le ministre a toutefois rappelé que ni le gouvernement ni lui-même n'étaient favorables à une sortie de l'atome : «Dire "sortir du nucléaire", ça ne veut rien dire». Pour Eric Besson, il faut «savoir par quoi on le remplace, quelles conséquences pour la dépendance (énergétique, NDLR), combien ça coûte pour les entreprises et pour les consommateurs et avec quelles conséquences pour les gaz à effet de serre».

Et de répondre, avec «certitude absolue», aux questions posées : les consommateurs risquent de payer le prix fort d'une dénucléarisation. A titre personnel, le maire de Donzère (Drôme) considère que la France devrait conserver un socle de deux tiers d'énergie nucléaire (contre 74% aujourd'hui) d'ici «vingt ou trente ans». Le reste sera assuré par le développement des énergies renouvelables, selon lui. Récemment, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il comptait investir un milliard d'euros, tirés du grand emprunt, pour le développement de la filière atomique.

 


 

Fessenheim continue

Le programme pourrait permettre au gouvernement d'affuter ses arguments de défense du choix nucléaire alors que la question énergétique pourrait bien occuper les débats de la campagne présidentielle.

Selon une enquête de l'IFOP pour Le Monde, seuls 21% des Français sont ouvertement anti-nucléaires. Mais 48% se qualifient «d'hésitants» ou sans opinion sur le sujet.

La catastrophe de Fukushima en mars dernier semble avoir rendu les écologistes plus audibles sur cette question. Europe-Ecologie-les-Verts dit vouloir mettre en oeuvre la sortie immédiate du nucléaire s'ils l'emportaient en 2012 tandis que le PS est plus divisé : Martine Aubry envisage une dénucléarisation mais sans avoir fixé d'échéance, François Hollande veut réduire la part de l'atome à 50% d'ici 2025 et Ségolène Royal propose d'en finir d'ici 40 ans.

Sur la question sensible de la centrale de Fessenheim (Alsace), la plus vieille de l'hexagone, Eric Besson a confirmé que son activité ne serait pas interrompue. Pas de moratoire non plus. Le ministre s'est appuyé sur l'avis de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, qui a autorisé la centrale à poursuivre son activité encore 10 ans en échange de travaux d'aménagements. Elle n'échappera pas, a-t-il toutefois fait valoir, à l'audit réclamé par le gouvernement au lendemain de l'accident de Fukushima.
 

Un article publié par France-Soir

 

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Auteur : Actu-France-Soir

Source : www.francesoir.fr