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Cette actualité a été publiée le 01/11/2010 à 18h44 par Tanka.


SOMMET DE NAGOYA : L'INESPÉRÉ S'EST PRODUIT

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Sommet de Nagoya : l'inespéré s'est produit

La grande majorité des experts et des observateurs craignaient un « Copenhague bis ». La conférence nippone s'est toutefois achevée vendredi sur la signature d'un accord « historique ».

Ce texte redonne des couleurs à une biodiversité dont la préservation a été décrétée priorité environnementale de l'année par les Nations Unies.

La communauté internationale n'avait toutefois pas été à la hauteur des enjeux jusque là, ainsi qu'en ont témoigné, entre autres, l'épilogue dramatique de la réunion de la CITES (Convention sur le commerce internationale des espèces de faune et de flore sauvage menacées d'extinction) à Doha en mars dernier, l'incapacité des pays membres de la CBI (Commission baleinière internationale) à s'entendre lors de la session annuelle de l'organisation en juin ou encore le report sine die de la création de l'IPBES (International platform on biodiversity and ecosystems, « Plate-forme internationale sur la biodiversité et les services écosystémiques »), alias le « GIEC de la biodiversité ».

Rappelons que cette dernière, récemment soutenue par des experts pour qui l'amélioration de la conjoncture environnementale passe obligatoirement par une institutionnalisation en bonne et due forme, avait été subordonnée par la Chine et le G77 (coalition de pays en développement (PED) qui regroupe en fait quelque cent trente pays) au succès des négociations dans la métropole japonaise, théâtre onze jours durant d'un sommet aussi attendu que redouté. Et pour cause : la sauvegarde des espèces n'avait jamais fait l'objet d'une concorde mondiale digne de ce nom, les objectifs énoncés en début de millénaire n'ont pas été atteints et la question financière plombait systématiquement les discussions.

« Nous avons réussi »

Celles-ci étaient pour le moins mal engagées à Nagoya, où malgré la bonne volonté du pays-hôte, de la Norvège et la présentation d'un rapport TEEB (The Economics of Ecosystem and Biodiversity) démontrant par a+b la pertinence économique de prendre des mesures fortes afin de protéger les écosystèmes tous les ingrédients paraissaient réunis pour que le sommet tourne au vinaigre.

L'Union Européenne (UE) fit ainsi savoir qu'elle n'était pas disposée à mettre sur la table plus que le milliard d'euros déboursé chaque année en faveur de la préservation des espèces, lesquelles doivent de l'avis des pays pauvres nécessiter, accumulation des retards oblige, un investissement annuel de trois cents milliards de dollars (environ deux cents dix-sept milliards d'euros) d'ici à la prochaine décennie.

Par trop important, l'écart donnait tout lieu de croire que les participants allaient échouer à se quitter bons amis et que le plan d'action en vingt points débattu dès l'ouverture serait remis aux calendes grecques. L'organisation et la rétribution de l'accès des pays du Nord aux richesses animales et végétales de leurs homologues du Sud, perçue par ces derniers comme un préalable indispensable à la création de l'IPBES, paraissait aussi une tâche insurmontable.

L'urgence de la situation a néanmoins conduit la communauté internationale à prendre de la hauteur et à surmonter les très fortes pressions. Car même si tout n'est pas réglé, très loin de là, et qu'il faudra sans doute attendre plusieurs années pour jauger la crédibilité du « plan stratégique » adopté au forceps par les représentants des cent quatre-vingt dix pays, c'est un tournant décisif que vient de prendre le combat pour la conservation de la biodiversité.

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Auteur : Guillaume Duhamel

Source : www.zegreenweb.com

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