Sommet de la FAO: l'Afrique reste sur sa faim - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 23/11/2009 à 08h15 par Michel95.

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Sommet de la FAO: l'Afrique reste sur sa faim

Information recueillie par Michel95

Réunis à Rome du 16 au 18 no­vembre 2009 sous l'égide de la FAO, une soixan­taine de chefs d'Etats et de gou­ver­ne­ment venus es­sen­tiel­le­ment d'Afrique, d'Asie et d'Amé­rique La­tine se sont pen­chés sur le pro­blème de la sé­cu­ri­té ali­men­taire dans le monde.

Plus d'un mil­liard d'êtres hu­mains à tra­vers le monde et sur­tout en Afrique sont me­na­cés par la faim, soit une aug­men­ta­tion de 20% par rap­port à l'an 2000.

Snobé par la qua­si-to­ta­li­té des di­ri­geants du G8, le som­met n'a pas abou­ti à la ra­ti­fi­ca­tion des me­sures es­comp­tées par le di­rec­teur de la FAO, M. Diouf, qui at­ten­dait un en­ga­ge­ment de 44 mil­liards de dol­lars par an pour sou­te­nir l'agri­cul­ture des pays les plus pauvres.

Les mul­ti­na­tio­nales ac­cu­sées de chas­ser les pay­sans de leurs terres

A l'oc­ca­sion des dé­bats, plu­sieurs ONG ont ac­cu­sé les mul­ti­na­tio­nales de l'ali­men­taire de cher­cher à s'em­pa­rer de mil­lions d'hec­tares de terres de bonne qua­li­té ap­par­te­nant aux pe­tits pay­sans du tiers monde.

Plus de 40 mil­lions d'hec­tares ont déjà été ac­quis de l'Ethio­pie jusqu'à l'In­do­né­sie.

Le lea­der li­byen Mouam­mar Kadha­fi a dé­non­cé ce "nou­veau féo­da­lisme" en Afrique, où "des in­ves­tis­seurs étran­gers achètent les ter­rains agri­coles, se trans­for­mant ainsi en nou­veaux pro­prié­taires la­ti­fun­diaires”.

Les ONG ont dé­non­cé éga­le­ment la ten­dance de nom­breux pays riches à fa­vo­ri­ser l'uti­li­sa­tion de fer­ti­li­sants chi­miques et de nou­velles tech­no­lo­gies en Afrique au lieu d'en­cou­ra­ger le dé­ve­lop­pe­ment du­rable et l'agro-éco­lo­gie.

Ils ont ainsi fus­ti­gé les firmes agro-chi­miques, comme le géant amé­ri­cain Mon­san­to, l'uti­li­sa­tion des OGM et le dé­ve­lop­pe­ment des bio­car­bu­rants au dé­tri­ment des cultures vi­vrières.


De maigres pro­messes

Le texte final ap­prou­vé par les chefs d'Etats pré­sents au som­met manque cruel­le­ment d'am­bi­tion.

Il se contente de rap­pe­ler les Ob­jec­tifs du Mil­lé­naire adop­tés en 2000 qui se pro­po­saient de ré­duire de moi­tié le nombre de per­sonne souf­frant de la faim d'ici à 2015.

Aucun en­ga­ge­ment chif­fré ne fi­gure dans le texte d'une qua­ran­taine d'ar­ticles, no­tam­ment pas les 44 mil­liards de dol­lars an­nuels pour l'agri­cul­ture, jugés né­ces­saires par la FAO.

Les au­teurs de la dé­cla­ra­tion fi­nale sont ré­duits à sa­luer la pro­messe des membres du G8 à l'Aqui­la en juillet der­nier de mo­bi­li­ser 20 mil­liards de dol­lars sur trois ans contre la faim, et de­mandent que "ces en­ga­ge­ments soient ho­no­rés".

Lan­ce­ment d'un par­te­na­riat mon­dial sur l'agri­cul­ture et la sé­cu­ri­té ali­men­taire afin de mieux co­or­don­ner les po­li­tiques de lutte contre la faim au ni­veau des Etats et des grandes ins­tances in­ter­na­tio­nales

Le "par­te­na­riat mon­dial", pro­jet en ja­chère de­puis plu­sieurs an­nées doit per­mettre de mieux co­or­don­ner les ac­tions de lutte contre la faim.

En effet, de nom­breuses en­ti­tés in­ter­viennent sur les ques­tions agri­coles ou ali­men­taires au risque de mener des po­li­tiques contra­dic­toires ou de se faire concur­rence.

Le pro­jet de par­te­na­riat mon­dial per­met­tra de cen­tra­li­ser la ges­tion des po­li­tiques de lutte contre la faim en s'ar­ti­cu­lant au­tour de trois vo­lets : po­li­tique, scien­ti­fique, fi­nan­cier.

Le pre­mier volet re­pose sur le Co­mi­té de sé­cu­ri­té ali­men­taire, sorte d'as­sem­blée gé­né­rale des 183 Etats membres de la FAO, dont l'élar­gis­se­ment aux or­ga­ni­sa­tions in­ter­na­tio­nales et à la so­cié­té ci­vile vient d'être ac­cep­té.

Le deuxième volet est basé sur la créa­tion d'un groupe d'ex­perts char­gé d'éclai­rer les dé­ci­deurs.

Reste le pi­lier fi­nan­cier, censé gui­der les fonds in­ter­na­tio­naux vers des pro­jets et as­su­rer le suivi des pro­messes.

Si la créa­tion du groupe d'ex­perts a été ap­prou­vée à Rome, au­cune date n'a en re­vanche été fixée pour son en­trée en fonc­tion­ne­ment.

Or le temps presse.

En Afrique de l'Est, l'Ethio­pie connait la plus grave fa­mine de­puis 25 ans où les in­tem­pé­ries, la hausse des prix ali­men­taires et la guerre ci­vile sont en train d'af­fa­mer dix mil­lions de per­sonnes.

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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