Sommet de Copenhague sur les changements climatiques : Le Mali porte la voix - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 17/12/2009 à 00h19 par Tanka.


SOMMET DE COPENHAGUE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES : LE MALI PORTE LA VOIX

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Sommet de Copenhague sur les changements climatiques : Le Mali porte la voix

Information recueillie par Tanka.

Le chef de l'Etat Amadou Toumani Touré présentera demain la Charte africaine de compensation volontaire et solidaire lors d'une journée spéciale

La Charte africaine de compensation volontaire et solidaire sera présentée demain à Copenhague par notre pays à l'occasion d'une journée spéciale placée sous la présidence du chef de l'Etat, Amadou Toumani Touré. L'Afrique compte sur ce mécanisme pour décrocher des financements permettant de développer des projets de reforestation et d'énergies renouvelables.

Le Protocole de Kyoto a été adopté en 1997 à la 3è Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Entré en vigueur en 2005, il fixe pour les pays développés des objectifs de réduction d'émissions entre 2008 et 2012.

Les pays en voie de développement ne sont pas astreints à des objectifs de réduction contraignants de gaz à effet de serre. Le Protocole a introduit trois mécanismes de flexibilité destinés à aider les pays ayant un objectif de limitation ou de réduction de gaz à effet de serre à remplir leurs engagements à moindre coût. Parmi ces trois mécanismes, il y a le Mécanisme pour un développement propre (MDP) dont l'objectif est double : aider les pays en développement à parvenir à un développement durable, aider les pays industrialisés à remplir leurs engagements chiffrés de limitation et de réduction de leurs émissions.

Force est de constater que le développement de projets dans les pays du Sud dans le cadre du MDP est resté à un stade embryonnaire. La raison de cet échec résulte des lourdeurs administratives du processus de validation, de la complexité technique des critères d'éligibilité, de la faiblesse des compétences sur le terrain et de l'inadaptation du mécanisme à certains types de projets. Face à cette contrainte, les pays du Sud sollicitent leur intégration dans les mécanismes de lutte prévus par le Nord. Dans cette perspective, il s'agira de renforcer la participation des pays du Sud dans les mécanismes permettant à des organisations publiques et privées et à des individus de compenser les émissions de gaz à effet de serre au Nord.

Assurer un développement durable. Les communications scientifiques démontrent que les changements climatiques vont avoir des incidences néfastes sur la production agricole et les ressources en eau, entraînant une baisse de la production céréalière et des plantes fourragères disponibles pour le bétail, un assèchement des bas-fonds, des points d'eau et donc une diminution de la production halieutique. Ces phénomènes engendrent un appauvrissement des populations rurales qui vont rechercher des sources alternatives de revenus dans les ressources forestières et accroître la déforestation. Le développement de l'agriculture durable se situe à la confluence de trois secteurs prioritaires : développement durable, sécurité alimentaire et développement local.

Il s'agira concrètement de prendre des mesures incitatives sur le plan législatif pour encourager le développement de projets innovants dans le domaine de la plantation d'arbres et de la protection des massifs forestiers autochtones. Etablir des bases de collaboration étroite avec les firmes du Nord pour leur permettre d'appuyer les projets de compensation en Afrique dans une démarche « gagnant-gagnant ».

La compensation carbone sert à compenser les émissions de gaz à effet de serre du Nord en finançant des projets au Sud qui aident à la diminution des émissions globales (reforestation, valorisation des énergies renouvelables ...)

Sa mise en oeuvre donnera naissance aux fonds carbone qui sont des partenariats entre acheteurs et institutions privées ou publiques. Ces fonds centralisent les demandes de crédits de la part des acheteurs et prospectent des projets. Les crédits générés par les projets sont alors distribués aux différents financeurs au prorata de leur participation. Les fonds peuvent apporter un appui technique pour l'élaboration des projets afin d'inciter les investissements productifs dans les filières agricoles et les énergies renouvelables.

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