Solutions locales pour désordre global : Le monde face à la menace de l'Homme - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 07/12/2011 à 16h10 par Mich.


SOLUTIONS LOCALES POUR DÉSORDRE GLOBAL : LE MONDE FACE À LA MENACE DE L'HOMME

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Solutions locales pour désordre global : Le monde face à la menace de l'Homme

 

Sorti en 2010, ce film documentaire français de Coline Serreau a fait l'effet d'une bombe sur les consciences. S'il montre, brutalement certes, le catastrophisme de la situation d'un monde détruit par les dérives du capitalisme et de la fameuse ‘Révolution verte' portées par l'Homme, il apporte néanmoins un regard plein d'espoir et d'ambition.Il sera projeté une deuxième fois à l'Institut français de Dakar le 27 décembre prochain.

Cette fameuse ‘Révolution verte', qui renvoie à la période des années 60 aux années 90, fait l'objet des plus grandes critiques du film de Coline Serreau, Solutions locales pour désordre global. Si elle est caractérisée par une productivité agricole montée en flèche dans les régions du monde où elle a été exploitée, son succès n'a pas duré.

Depuis les années 90, le monde prend peu à peu conscience des dangers de ce mouvement et l'heure est à la note. Cette ‘Révolution' va même jusqu'à être qualifiée par certains de ‘verte', uniquement pour la couleur des dollars que ses prôneurs ont fait.

Combien vont alors coûter ces gains de productivité ? Perte de la biodiversité agricole, disparition d'espèces, utilisation généralisée des pesticides avérés nuisibles à la santé des Hommes et pour l'environnement, irrigation abondante nécessaire mais appauvrissant les ressources en eau...

Et pour quels résultats ? La faim persiste dans un monde qui a désormais franchi la barre des sept milliards d'habitants. C'est ce signal d'alarme que tire aujourd'hui Coline Serreau avec son film, paru en 2010, décrivant dans un premier temps cet incroyable ‘désordre global' créé par l'Homme et paradoxalement contre lui-même.

L'auteur fait alors appel à des économistes, physiciens, épistémologues, chefs de file de mouvements écologistes, altermondialistes et ingénieurs, pour réveiller les consciences face à cet autodestructeur inconscient qu'est l'Homme.

Et ces spécialistes de la question s'emploient à qualifier ce qu'on a appelé ‘Révolution' de ‘suicide pour l'agriculture', d''énorme canular' ou encore, à la comparer à la première Guerre mondiale, ou allant jusqu'à parler de ‘plus gros génocide du monde'.

Le bilan est, en effet, assez catastrophique. Et pas qu'en France. Le monde entier souffre des conséquences négatives de cette ‘Révolution' qui s'est répandue un peu partout.

Par un mini tour du globe, la réalisatrice parcourt les régions françaises où l'exode rural a été la seule solution pour nombreux fermiers ; elle visite les quartiers du Maroc où la jeunesse erre démunie et désemparée face à l'absence totale de travail et de perspectives ; elle se rend en Inde où la ‘Révolution' a laissé sur son passage plus de 200 mille fermiers sans emplois dont un grand nombre s'est suicidé ; elle parcourt le Brésil, l'Ukraine...

Partout des machines toujours plus grosses ont remplacé des Hommes, exploité l'eau, les sols et détérioré la terre sur leur passage.

L'ingénieur agronome, Claude Bourguignon, déplore des mentalités souvent difficiles à faire évoluer. ‘Le labour est un mythe, où toute la virilité des hommes s'exprime. Plus j'ai un gros tracteur, plus je défonce la terre profondément, plus je suis un mec.

 

 

Il est difficile de dire +arrêter de violer la terre+'. Pour lui, ce drame vient de la propagande servie par les leaders du mouvement qui ont ainsi ‘bourré le crâne des gens avec l'idée que sans engrais rien ne pousse', regrette-t-il.

Et, le reproche qui revient le plus dans la bouche de ces spécialistes et protagonistes du film est attribué à un capitalisme extrême, dont le but, au nom du seul idéal de croissance est de produire des marchandises et nom des aliments. La rentabilité, la productivité et l'efficacité en sont les maîtres mots.

Ainsi, Claude Bourguignon décrit à titre d'exemple des tentatives scientifiques extrêmes, en vue de créer des variétés de poulets sans plumes ou encore des tomates carrées pour mieux les ranger dans les caisses. ‘Bientôt à table on ne se dira plus bon appétit mais bonne chance', ironise l'un des protagonistes du documentaire, Pierre Rabhi.

Pour un retour aux fertilisants naturels

Mais ces constats, aussi gênants à faire soient-ils, ne sont pas pour autant fatalistes. C'est pourquoi, Coline Serreau parle de ‘solutions locales'. Car, selon elle, si l'homme est responsable du problème, il peut aussi être à l'origine de sa solution. Et le tour du monde continue...

Au Brésil, le Mouvement des Sans Terre (Mst), qui s'emploie à redonner des terres aux paysans, appelle à retourner aux ressources offertes par la nature plutôt qu'à la chimie pour trouver des fertilisants. En Inde, un mouvement s'est organisé sous forme d'une banque de semences collectives pour faire bénéficier gratuitement aux fermiers des semences naturelles.

En France, des associations locales se sont formées pour faire du commerce bio local et encourager les fermiers à retourner dans leurs villages et sur leurs terres. Les initiatives locales ne manquent pas, et se ressemblent finalement, car toutes prônent le retour à la terre, le réapprentissage du respect de la nature...

Ce, au nom de l'autonomie, de la souveraineté alimentaire, dans un monde dont la croissance démographique pourrait s'avérer dangereuse s'il ne doit compter que sur les machines de guerre capitalistes.

 

Un article de Anaïs TANKAM (Stagiaire), publié par walf.sn

 

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Auteur : Anaïs TANKAM (Stagiaire)

Source : www.walf.sn