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Cette actualité a été publiée le 12/12/2009 à 07h38 par Tanka.


SIX PIEDS SUR TERRE

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Six pieds sur Terre

Information recueillie par Tanka.

Parce que "l'obligation de subir nous donne le droit de savoir" (Jean Rostand).

Derrière le bar, Laure Noualhat.

Il faut au minimum quatre cerveaux pour suivre Copenhague. Dans le in, cet espace mondialisé, tour de Babel très XXIè siècle où se côtoient des milliers de journalistes, il se pond chaque jour des dizaines de communiqués à en bouffer la forêt amazonienne, des points presse à la pelle, des conférences au débotté, des SMS et des emails à faire vomir n'importe quel serveur informatique. Dans ces cas-là, on peut maudire ses parents ou son tropisme pour le bon vin (pourquoi n'ai-je qu'un demi-cerveau à ma disposition?), mais cela ne change rien, le flux, le flux, le flux.

Pour lutter contre le flux, on peut se rendre chaque matin dans la salle jaune du Klimaforum (chez les alter...). A 8 heures, juste avant que la nuit ne s'éclipse totalement, il existe un espace de calme, que dis-je, de divagation de l'âme et d'imperméabilité au monde. Enveloppées par le halo des bougies, une trentaine de personnes méditent. Il ne suffit pas de fermer les yeux pour partir, il faut laisser perler toutes les pensées, idées ou émotions que notre cerveau se plaît à fabriquer. Laisser perler. Comme si nous devenions un goretex émotionnel.

En rouvrant les yeux, on échange. Sur la pertinence d'être cynique ou enthousiaste béat. Sur notre rapport au changement et à la transition. Sur notre occidentalo-centrisme. On livre nos peurs, tout simplement. Le "prof", ce matin, n'avait peur de rien, ce qui le rendait un poil effrayant. Ceci dit, il était juste. "Le cynisme, disait-il, est la première pollution intérieure contre laquelle nous devons lutter, nous, femmes et hommes bienheureux, qui n'avons pas besoin de nous soucier du lendemain. Nos enfants, ici, à Copenhague, et en Europe en général, ne mourront pas de faim demain. C'est donc à nous, les bienheureux, de faire plus."

Je me disais qu'on en avait déjà tellement fait, qu'il valait peut-être mieux qu'on en fasse un peu moins. Mais notre gourou du jour n'en démordait pas. "Nous, qui travaillons sur "l'evolution enlightment" pouvons montrer la voie. A partir d'une molécule, d'une question quantique, la vie complexe s'est organisée, et nous voilà, milliards d'individus uniques en train de vivre, d'organiser le/un chaos, sans le savoir. Et ceux qui savent doivent dire. Mais nous n'éviterons rien, au mieux, si nous sommes ensemble, nous accepterons. Ce qui se passe, mes amis, c'est la vie, un flux de vie."

Et me revoilà, avec mon demi-cerveau, sur les questions de flux.

Sur ce, pour une cynique, ma journée ne fut pas mauvaise.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire