Serpents, insectes, lézards, salamandres... les bioroboticiens s'inspirent de la nature - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 20/06/2011 à 21h42 par Mich.


SERPENTS, INSECTES, LÉZARDS, SALAMANDRES... LES BIOROBOTICIENS S'INSPIRENT DE LA NATURE

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Serpents, insectes, lézards, salamandres... les bioroboticiens s'inspirent de la nature

 

À Nantes, lors d'un colloque international, les meilleurs bioroboticiens présentaient leurs dernières créations

Lamproie, anguille, thon, lézard, salamandre, libellule, papillon, mouche, colibri... L'immense hall d'honneur de l'École des mines de Nantes serait-il devenu un zoo ou un aquarium géant ? On pourrait le croire en voyant la centaine de scientifiques venus des quatre coins du monde pour assister à un congrès de biorobotique co-organisé par Frédéric Boyer, ingénieur et professeur de maths dans cette école.

La biorobotique ? « C'est la conception et la réalisation de robots inspirés par la forme, l'organisation, la perception et la locomotion d'animaux plus simples que les mammifères et l'homme », explique-t-il.

Ici, donc, point de robot humanoïde, bipède, à roulettes ou à chenilles, capable de parler et d'exécuter des fonctions très complexes grâce à « l'intelligence artificielle ». Mais aussi « susceptible de buter rapidement sur un changement imprévu de son environnement », fait remarquer Frédéric Boyer. Mais des robots plus basiques, ressemblant à des êtres simples du point de vue de leur organisation sensori-motrice.

Point de gros cerveau qui, ne disposant que de quelques capteurs, soit obligé de calculer tous les cas de figure que la machine peut rencontrer avant d'agir. « Un verrou technologique, comme disent les spécialistes, sur lequel les meilleurs roboticiens butent depuis vingt ans », indique Jérôme Casas (Université de Tours), un des rares zoologistes à s'intéresser à la biorobotique.

Dans les coulisses du colloque, on peut découvrir un robot-serpent de l'université de Tokyo capable de ramper sur terre et nager dans l'eau. À côté, un robot-insecte de 6 grammes, capable de voler de façon stationnaire comme la mouche ou le colibri. Un exploit qui devrait être dépassé dès cet été par les ingénieurs de l'INP de Grenoble, en collaboration avec Nicolas Franceschini (CNRS-université de Marseille), spécialiste de l'oeil de la mouche.

Ces derniers sont en train de concevoir un « ovmi » (objet volant mimant l'insecte) de taille centimétrique et d'un poids de l'ordre du gramme qui, à terme, deviendra un jouet, un drone de surveillance (localisation de pollutions, recherche de bateaux perdus en mer) ou même, si par malheur la surmortalité des abeilles ne pouvait être enrayée, un moyen de polliniser artificiellement plantes et arbres fruitiers.

Plus loin, un robot-salamandre, articulé comme un collier de perles noires et jaunes, mis au point par l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), apte à marcher sur la terre au moyen de quatre pattes.

Quand l'animal emblème de François Ier pénètre dans l'eau, celles-ci se replient et l'amphibien se meut par ondulation de son corps. « Un prototype qui doit sa réussite à la simplicité de son système nerveux dépourvu de cerveau central, mais constitué de ganglions nerveux distribués sur chacun des segments qui le composent », explique Auke Ijspeert de l'EPFL.

« Une intelligence du corps plus que de la tête qui pourrait être la solution pour atteindre l'autonomie, le rêve de tout roboticien », s'enthousiasme Frédéric Boyer.

De nombreuses applications s'annoncent déjà. Un robot inspiré du lézard du désert de Namibie qui se meut dans le sable par supra-friction (en lubrifiant les grains de silice qui l'entourent) permettra de vérifier l'état des silos à grains, voire de rechercher un blessé dans une avalanche. Un autre servira à inspecter les conduites d'eau ou d'égouts.

Un troisième, que coordonne Frédéric Boyer dans le cadre du projet européen Angels, sera un robot-anguille capable d'éviter les obstacles et de détecter des objets donnés grâce à son sens électrique, un peu à la manière de l'écholocation radar des chauves-souris. Bref, les « robaux » les plus simples, comme les appelle Bruno Bonnell, patron de Robopolis, n'ont pas fini d'inspirer les ingénieurs.

 

Un article de la-croix.com

 

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Auteur : la-croix.com

Source : www.la-croix.com