Sécurité alimentaire en Afrique : la faim justifie les moyens - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 08/10/2011 à 12h27 par Kannie.


SÉCURITÉ ALIMENTAIRE EN AFRIQUE : LA FAIM JUSTIFIE LES MOYENS

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Sécurité alimentaire en Afrique : la faim justifie les moyens

 

La Corne de l'Afrique fait face à une grave famine. L'aide au développement ne paraît malheureusement pas efficace et de nouvelles réponses doivent être apportées. Les participants à une audition publique organisée par la commission parlementaire du développement estiment que la politique agricole européenne ainsi que les règles du commerce international doivent être revues. Le soutien aux exploitations agricoles locales pourrait permettre de garantir la sécurité alimentaire.

Le problème est urgent. La Somalie, l'Ethiopie, l'Erythrée, le Kenya et Djibouti connaissent la plus grande famine des soixante dernières années. Des dizaines de milliers de personnes ont trouvé la mort et des millions d'autres ont un besoin urgent d'aide alimentaire.

D'après l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde. La montée des prix des denrées alimentaires ces dernières années a par ailleurs accentué le phénomène.

L'audition publique du 4 octobre a permis de rassembler experts et députés européens pour chercher des solutions au problème. « L'aide au développement est vaine si dans le même temps l'Europe subventionne les exportations de produits alimentaires et place les fermiers locaux dans une position difficile », a critiqué la Française Eva Joly (Verts) en ouverture.

Les participants ont été d'accord pour insister sur la nécessaire coordination des politiques commerciale, agricole et de développement.

 


 

La remise en cause des règles internationales

Le Français José Bové (Verts) a soutenu que les règles du commerce international sont un désastre pour les petits agriculteurs des pays en développement.

Faisant écho à cela, Mamadou Cissokho, Président du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l'Afrique de l'Ouest (ROPPA), a demandé aux gouvernements africains de prendre leur part de responsabilité et d'aider les fermiers locaux, la sécurité alimentaire ne pouvant pas être garantie par le marché international.

Mais tout d'abord, il faut faire face aux problèmes de l'acquisition non-contrôlée de terres par les investisseurs étrangers ainsi que la spéculation sur les marchés des produits alimentaires de base. En effet, une grave crise alimentaire a frappé le monde en 2008 malgré un record de production de blé la même année.

Le Parlement engagé

Le Parlement européen a récemment adopté une résolution sur le sujet. Il y évoque la nécessité d'investir plus dans l'agriculture, de créer des stocks alimentaires suffisants, de supprimer les barrières commerciales ainsi que de réduire la dette des pays les plus affectés.

L'UE devrait aussi renforcer les agriculteurs locaux, aider à l'organisation des formations et soutenir l'innovation. Enfin, le Parlement européen prône le développement du microcrédit.

 

Un article publié par europarl.europa.eu

 

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Auteur : Parlement européen

Source : www.europarl.europa.eu